Bonjour les amis !
Dimanche soir, à 01 H 00, sur France 3 : "Les 5 sous de Lavérède" (1939) de Maurice Cammage...
Fernandel a tourné, tenez-vous bien, dans plus de 150 films entre 1930 et sa mort, en 1970, le plus souvent en vedette. Ce chiffre impressionnant a donné lieu à un néologisme : la "fernandelerie" , désignant les oeuvres bâties le plus souvent à la va-vite autour de son nom.
Fernandel est apparu dans un nombre impressionnant de navets, qu'il assumait sans soucis, tout au long de sa carrière. Il est par exemple amusant de constater qu'après le tabac de "La Vache et le Prisonnier" (1959) de Verneuil, il est immédiatement allé s'embourber dans "Cocagne" de Maurice Cloche ou "Dynamite Jack" de Jean Bastia.
Si les années 50 ont vu le marseillais s'acoquiner avec les susnommés ou encore le prolifique Jean Boyer, on se souvient peu des "nanardeurs" de l'avant-guerre.
Et particulièrement pas de Maurice Cammage. Il faut vraiment être un rat de cinémathèque pour avoir entendu ce nom -là . Cammage fait parie de ces cinéastes, qui, avec René Pujol, René Sti et autres Henry Wulschleger, ont inondé le cinéma français des années 30 de vaudevilles militaires au noms évocateurs : " J'arrose mes galons", "Le Cantinier de la Coloniale", et autres "Bébé de l'escadron".
Cammage commettra pas moins de dix films , courts, moyens ou longs, avec Fernandel, qu'il rencontre en 1932. Parmi eux, l'édifiant "Coq du Régiment" (1933) :
Ou encore "Les Bleus de la Marine" (1934)...
...Où Fernandel pousse, comme toujours la chansonnette, car ces films étaient avant tout le prétexte à une nouvelle chanson populaire,systématiquement écrite par Jean Manse, beau-frère de l'acteur.
"Lavarède" ne fait pas exception à la règle, notamment avec "Je suis une petite nature" :
Bref, si vous débranchez votre cerveau, cela peut être un délicieux plaisir coupable...
A plus.
Fred.
vendredi 30 mars 2012
jeudi 29 mars 2012
LA FOSSE TRANQUILLE...
Bonjour les amis !
Dans quelques années, les historiens se pencheront sur la fin du XXème Siècle et le début du XXIème. Et il y aura des choses qu'ils auront bien du mal à comprendre.
Par exemple, que les média aient pu si longtemps, et sans vergogne, inviter Jacques Séguéla...
Qu'a fait Jacques Séguéla ? La campagne de Mitterrand en 81. Point. Le reste n'est que minablitudes publicitaires, aisément oubliables. C'est même pas lui qui a inventé la Vache Qui Rit, c'est vous dire...
Et pourtant, il sort des livres, et énonce des "vérités", le plus souvent teintées d'une insondable vulgarité. Il vient de le prouver encore une fois en traitant à la radio Audrey Pulvar de "salope"... Pourquoi ? Parce qu'elle l'a éreinté, justement ereinté sur le plateau de Ruquier...
Or, remettre la pub à sa juste place, c'est pour moi faire oeuvre de salubrité publique...
Sentiment renforcé par la réponse de notre grand créatif.
Et je poserai simplement cette question aux intégristes de la liberté d'expression :
le jour où on coupera le micro à Jacques Séguéla, qui en souffrira ?
A plus.
Fred.
Dans quelques années, les historiens se pencheront sur la fin du XXème Siècle et le début du XXIème. Et il y aura des choses qu'ils auront bien du mal à comprendre.
Par exemple, que les média aient pu si longtemps, et sans vergogne, inviter Jacques Séguéla...
Qu'a fait Jacques Séguéla ? La campagne de Mitterrand en 81. Point. Le reste n'est que minablitudes publicitaires, aisément oubliables. C'est même pas lui qui a inventé la Vache Qui Rit, c'est vous dire...
Et pourtant, il sort des livres, et énonce des "vérités", le plus souvent teintées d'une insondable vulgarité. Il vient de le prouver encore une fois en traitant à la radio Audrey Pulvar de "salope"... Pourquoi ? Parce qu'elle l'a éreinté, justement ereinté sur le plateau de Ruquier...
Or, remettre la pub à sa juste place, c'est pour moi faire oeuvre de salubrité publique...
Sentiment renforcé par la réponse de notre grand créatif.
Et je poserai simplement cette question aux intégristes de la liberté d'expression :
le jour où on coupera le micro à Jacques Séguéla, qui en souffrira ?
A plus.
Fred.
dimanche 25 mars 2012
CINEMA DE MINUIT - UNE LUMIERE DANS L'OBSCURITE...
Bonjour les amis !
Ce soir, à 23 H 50 , sur F3 : "Lumière d'été " (1942) de Jean Grémillon...
C'est un lieu commun, mais une réalité : l'Occupation allemande fut pour le Cinéma Français une période de grande créativité... Les jeunes loups qu'étaient Clouzot, Autant-Lara, Becker y firent de brillantes premières armes, et les scénaristes, tels Aurenche, Bost ou Spaak ( qui termina certains de ses scripts en prison !) redoublèrent d'ingéniosité pour contourner la cansure et proposer des oeuvres acerbes, noires, d'où émergeait toutefois un grand désir de liberté...
"Lumière d'Eté " , film noir et poétique se déroulant dans les Alpes-de-Haute-Provence, est emblématique de ce "style-occupation".
Grémillon a un parcours étrange. Venu du documentaire, il passe au long métrage dès le début du parlant, mais ses ambitions le brouillent rapidement avec le public et les producteurs. Il lui faudra attendre 1937 , et le succès de "Gueule d'Amour" , film typique de la mythologie Gabin, pour qu'il aie un peu les coudées franches.
"Lumière d'Eté " marque la seconde collaboration entre Grémillon et Prévert, après le fameux "Remorques" , dont le tournage , interrompu par la guerre, la défaite , et le départ de Gabin pour les Etats-Unis, s'étalera sur deux ans !
En 1943, Il tournera encore "Le Ciel est à vous", autre jalon important du cinéma de l'époque . Mais l'après-guerre ne sera pas tendre avec lui : en 1949, il signe "Pattes Blanches" sur un scénario d'Anouilh, qui est un échec cuisant. Dès lors, sa carrière va s'effondrer et, très vite, il va être contraint de retourner au court-métrage. Sa mort prématurée, en 1959, laisse une impression de gâchis.
Aujourd'hui, son oeuvre est réhabilitée et ce cinéaste maudit, au style très personnel, très audacieux, fait partie des auteurs les plus importants du cinéma des années 30-40...
A plus.
Fred.
Ce soir, à 23 H 50 , sur F3 : "Lumière d'été " (1942) de Jean Grémillon...
C'est un lieu commun, mais une réalité : l'Occupation allemande fut pour le Cinéma Français une période de grande créativité... Les jeunes loups qu'étaient Clouzot, Autant-Lara, Becker y firent de brillantes premières armes, et les scénaristes, tels Aurenche, Bost ou Spaak ( qui termina certains de ses scripts en prison !) redoublèrent d'ingéniosité pour contourner la cansure et proposer des oeuvres acerbes, noires, d'où émergeait toutefois un grand désir de liberté...
"Lumière d'Eté " , film noir et poétique se déroulant dans les Alpes-de-Haute-Provence, est emblématique de ce "style-occupation".
Grémillon a un parcours étrange. Venu du documentaire, il passe au long métrage dès le début du parlant, mais ses ambitions le brouillent rapidement avec le public et les producteurs. Il lui faudra attendre 1937 , et le succès de "Gueule d'Amour" , film typique de la mythologie Gabin, pour qu'il aie un peu les coudées franches.
"Lumière d'Eté " marque la seconde collaboration entre Grémillon et Prévert, après le fameux "Remorques" , dont le tournage , interrompu par la guerre, la défaite , et le départ de Gabin pour les Etats-Unis, s'étalera sur deux ans !
En 1943, Il tournera encore "Le Ciel est à vous", autre jalon important du cinéma de l'époque . Mais l'après-guerre ne sera pas tendre avec lui : en 1949, il signe "Pattes Blanches" sur un scénario d'Anouilh, qui est un échec cuisant. Dès lors, sa carrière va s'effondrer et, très vite, il va être contraint de retourner au court-métrage. Sa mort prématurée, en 1959, laisse une impression de gâchis.
Aujourd'hui, son oeuvre est réhabilitée et ce cinéaste maudit, au style très personnel, très audacieux, fait partie des auteurs les plus importants du cinéma des années 30-40...
A plus.
Fred.
samedi 24 mars 2012
BYE BOB !
Bonjour les amis !
Parmi les disparitions "ciné" de la semaine, une qui est passée un peu inaperçue : celle du réalisateur britannique Robert Fuest.
Fuest a marqué l'univers de la série B des années 70 avec une série de films que d'aucuns trouvent assez jubilatoires (j'en suis), et d'autres effroyablement kitschs...
Ancien décorateur, Fuest appréciait en effet particulièrement les univers visuels foisonnants et inventifs, quitte à se laisser aller, parfois, au mauvais goût, comme dans son film le plus connu : "L'Abominable docteur Phibes" ( 1971) avec Vincent Price :
Ou encore "Les Décimales du Futur " (1973 - Prix du jury à Avoriaz en 1976) :
Mais bien des critiques, et je suis d'accord avec eux, considèrent que ses meilleurs travaux sont télévisuels, notamment sur "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" , qui lui donna sa chance en tant que réalisateur , et dont il réalisa certains des meilleurs épisodes, dont "Jeux" (1968) :
Repose-toi bien, Bob !
A plus.
Fred.
Parmi les disparitions "ciné" de la semaine, une qui est passée un peu inaperçue : celle du réalisateur britannique Robert Fuest.
Fuest a marqué l'univers de la série B des années 70 avec une série de films que d'aucuns trouvent assez jubilatoires (j'en suis), et d'autres effroyablement kitschs...
Ancien décorateur, Fuest appréciait en effet particulièrement les univers visuels foisonnants et inventifs, quitte à se laisser aller, parfois, au mauvais goût, comme dans son film le plus connu : "L'Abominable docteur Phibes" ( 1971) avec Vincent Price :
Ou encore "Les Décimales du Futur " (1973 - Prix du jury à Avoriaz en 1976) :
Mais bien des critiques, et je suis d'accord avec eux, considèrent que ses meilleurs travaux sont télévisuels, notamment sur "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" , qui lui donna sa chance en tant que réalisateur , et dont il réalisa certains des meilleurs épisodes, dont "Jeux" (1968) :
Repose-toi bien, Bob !
A plus.
Fred.
vendredi 23 mars 2012
CA N'ARRIVE JAMAIS ...
Bonjour les amis !
Certains , et surtout à gauche, voient dans la sordide affaire de Toulouse l'assurance absolue, à un mois du scrutin, que Sarkozy sera réélu , et haut la main encore.
C'est une vision d'un électorat versatile que je ne partage pas.
Ce qu'on appelle les "tendances lourdes" d'une élection se déterminent le plus souvent plusieurs MOIS avant l'élection.
En 2002, le thème de l'insécurité était au coeur des problématiques de droite, alors que Jospin, rappelons-le, niait que son programme soit "socialiste". C'est cette obsession de la droite, associée à cette démission de la gauche, bien bien avant les dernières semaines de l'élection, qui a mené tout droit au 21 Avril.
En 2007, et bien avant, dès 2005, on ne parlait que de Sarkozy : dans les médias, dans les débats, dans les bureaux de ses adversaires. Il avait réussi à faire tourner la campagne autour de lui . Il avait déclenché une dynamique ahurissante, et sa victoire était célébrée avant même le soir du deuxième tour.
Tout ça pour dire qu'une campagne électorale est une course de fond, et qu'une surprise de dernière minute n'a jamais , à ce jour, prouvé son efficacité.
Rappelons-nous du coup fourré de 1988, où Pasqua a fait libérer les otages du Liban à moins de trois jours du deuxième tour de la présidentielle pour faire gagner Chirac : ça n'a pas suffi, Miterrand a gagné.
Ca peut même être contre-productif : Aznar, en 2004, accusant l'ETA d'être responsable des attentats de Madrid , a vu sa manipulation se retourner contre lui et perdit des élections qui le donnaient gagnant...
Enfin, cette histoire s'est vite, très vite résolue : du Lundi 19 au Jeudi 22... Pas le temps, vraiment, d'installer une réélle psychose.
Alors , oui, sans doute, cette histoire va le faire remonter, un peu, auprès des gens à qui il faut un hochet pour être stimulés. Mais je ne peux pas croire que d'autres gens vont oublier leur quotidien : la crise, le chômage, l'inflation.
Et bien sûr , j'espère ne pas me tromper.
A plus . Fred.
Sondage du jour BVA/RTL réalisé les 21 et 22 Mars( soit en plein dans l'affaire de Toulouse) : HOLLANDE 54 % / SARKOZY 46 % .
Comme quoi ...
Avec en plus , une bonne surprise : Mélenchon passant devant Marine au premier tour ! Ca donne envie de chanter :
Certains , et surtout à gauche, voient dans la sordide affaire de Toulouse l'assurance absolue, à un mois du scrutin, que Sarkozy sera réélu , et haut la main encore.
C'est une vision d'un électorat versatile que je ne partage pas.
Ce qu'on appelle les "tendances lourdes" d'une élection se déterminent le plus souvent plusieurs MOIS avant l'élection.
En 2002, le thème de l'insécurité était au coeur des problématiques de droite, alors que Jospin, rappelons-le, niait que son programme soit "socialiste". C'est cette obsession de la droite, associée à cette démission de la gauche, bien bien avant les dernières semaines de l'élection, qui a mené tout droit au 21 Avril.
En 2007, et bien avant, dès 2005, on ne parlait que de Sarkozy : dans les médias, dans les débats, dans les bureaux de ses adversaires. Il avait réussi à faire tourner la campagne autour de lui . Il avait déclenché une dynamique ahurissante, et sa victoire était célébrée avant même le soir du deuxième tour.
Tout ça pour dire qu'une campagne électorale est une course de fond, et qu'une surprise de dernière minute n'a jamais , à ce jour, prouvé son efficacité.
Rappelons-nous du coup fourré de 1988, où Pasqua a fait libérer les otages du Liban à moins de trois jours du deuxième tour de la présidentielle pour faire gagner Chirac : ça n'a pas suffi, Miterrand a gagné.
Ca peut même être contre-productif : Aznar, en 2004, accusant l'ETA d'être responsable des attentats de Madrid , a vu sa manipulation se retourner contre lui et perdit des élections qui le donnaient gagnant...
Enfin, cette histoire s'est vite, très vite résolue : du Lundi 19 au Jeudi 22... Pas le temps, vraiment, d'installer une réélle psychose.
Alors , oui, sans doute, cette histoire va le faire remonter, un peu, auprès des gens à qui il faut un hochet pour être stimulés. Mais je ne peux pas croire que d'autres gens vont oublier leur quotidien : la crise, le chômage, l'inflation.
Et bien sûr , j'espère ne pas me tromper.
A plus . Fred.
Sondage du jour BVA/RTL réalisé les 21 et 22 Mars( soit en plein dans l'affaire de Toulouse) : HOLLANDE 54 % / SARKOZY 46 % .
Comme quoi ...
Avec en plus , une bonne surprise : Mélenchon passant devant Marine au premier tour ! Ca donne envie de chanter :
mercredi 21 mars 2012
PFFF...
Bonjour les amis !
Je ne sais pas ce qui m'exaspère le plus.
Ce crétin de fou de maniaque d'assassin d'enfants, à qui il aura fallu sept cadavres pour avoir sa putain d'heure de gloire... Et qui aura réussi à faire revenir le mot "terrorisme " dans la campagne électorale.
A moins que ce ne soit les politiques eux-mêmes, qui, sous couvert de décence, en sont tous à mijoter leur bonne vieille soupe à la récup', Sarko en tête nous faisant son vieux numéro de Clint Eastwood monté sur talonnettes.
Ou bien encore les oiseaux de mauvais augure, gauchistes comme je suis footballeur, et qui prédisent déjà la réélection du dit Sarko, se réjouissant à l'avance que le pays soit aussi con qu'ils l'imaginent.
Mais je crois que ceux qui vont vraiment me gonfler ne sont pas encore là : ceux qui, dès maintenant, vont nous balancer qu'en fait, la police a DELIBEREMENT laissé le fou en liberté POUR QU'IL COMMETTE ces meurtres, et que tout ceci n'est , comme d'hab', qu'un vaste complot destiné à faire réélire qui-vous savez...
Ceux-là, il ne faudra pas les oublier dans le comptage de ceux qui vont pourrir littéralement ce dernier mois de campagne .
A plus.
Fred.
PS : Dernier sondage paru (IFOP) : HOLLANDE 54 % / SARKO 46 %
Je ne sais pas ce qui m'exaspère le plus.
Ce crétin de fou de maniaque d'assassin d'enfants, à qui il aura fallu sept cadavres pour avoir sa putain d'heure de gloire... Et qui aura réussi à faire revenir le mot "terrorisme " dans la campagne électorale.
A moins que ce ne soit les politiques eux-mêmes, qui, sous couvert de décence, en sont tous à mijoter leur bonne vieille soupe à la récup', Sarko en tête nous faisant son vieux numéro de Clint Eastwood monté sur talonnettes.
Ou bien encore les oiseaux de mauvais augure, gauchistes comme je suis footballeur, et qui prédisent déjà la réélection du dit Sarko, se réjouissant à l'avance que le pays soit aussi con qu'ils l'imaginent.
Mais je crois que ceux qui vont vraiment me gonfler ne sont pas encore là : ceux qui, dès maintenant, vont nous balancer qu'en fait, la police a DELIBEREMENT laissé le fou en liberté POUR QU'IL COMMETTE ces meurtres, et que tout ceci n'est , comme d'hab', qu'un vaste complot destiné à faire réélire qui-vous savez...
Ceux-là, il ne faudra pas les oublier dans le comptage de ceux qui vont pourrir littéralement ce dernier mois de campagne .
A plus.
Fred.
PS : Dernier sondage paru (IFOP) : HOLLANDE 54 % / SARKO 46 %
mardi 20 mars 2012
CINEMA DE MINUIT - SOUVENIR ET PEINE PERDUE...
Bonjour les amis !
Dimanche dernier, à 00 H 00, sur F3 : "Souvenirs Perdus" (1950) de Christian-Jaque...
Il y a des films dont on ne comprend pas, au premier coup d'oeil, pourquoi on n'en a jamais entendu parler. On constate une distribution prestigieuse : Gérard Philipe, Bernard Blier, Pierre Brasseur, Edwige Feuillère, Yves Montand, François Périer, Suzy Delair. Du bon, du très bon. On sait que le réalisateur Christian-Jaque est capable de mener sa barque. Enfin, en lisant le générique plus précisément, on découvre qu'EN PLUS, le scénario et les dialogues sont signés Henri Jeanson et Jacques & Pierre Prévert ! On s'attend donc à une pépite.
Et puis... rien. ou si peu. "Souvenirs Perdus" est un film décevant. Il appartient au genre alors naissant des films à sketches. Mais aucun des 4 chapitres , liés entre eux par un "objet perdu" n'est vraiment satisfaisant. Les dialoguistes semblent se caricaturer, ainsi que les acteurs : Philipe , en assassin fou mais tellement séduisant, Brasseur en filou, Blier en flic nigaud, et Montand (très gauche !) en ... chanteur des rues. La seule vraie curiosité du film est d'ailleurs la présence de chansons inoubliables de Prévert et Kosma , dont "Tournesol" :
La vogue des films à sketches a décollé dès les années 30, à Hollywood. Pendant cette période, on collait diverses scènes avec divers acteurs grâce à une intrigue fil rouge. Ce procédé était alors considéré comme un peu bâtard, et il faudra le "Carnet de Bal" de Julien Duvivier (1937) pour lui donner ses premières lettres de noblesse...
Après la guerre, le genre revient à la mode, d'abord en Angleterre, avec "Au Coeur de la nuit" (1946) et, en France , avec "Retour à la vie " (1948).
Mais c'est le cinéma italien qui lui fera une place de choix, avec, par exemple, les fameux "Monstres " de Dino Risi (1960)...
Au début des années 60, la Nouvelle Vague s'en emparera goulument... Mais cela, c'est une autre histoire...
A plus.
Fred.
Dimanche dernier, à 00 H 00, sur F3 : "Souvenirs Perdus" (1950) de Christian-Jaque...
Il y a des films dont on ne comprend pas, au premier coup d'oeil, pourquoi on n'en a jamais entendu parler. On constate une distribution prestigieuse : Gérard Philipe, Bernard Blier, Pierre Brasseur, Edwige Feuillère, Yves Montand, François Périer, Suzy Delair. Du bon, du très bon. On sait que le réalisateur Christian-Jaque est capable de mener sa barque. Enfin, en lisant le générique plus précisément, on découvre qu'EN PLUS, le scénario et les dialogues sont signés Henri Jeanson et Jacques & Pierre Prévert ! On s'attend donc à une pépite.
Et puis... rien. ou si peu. "Souvenirs Perdus" est un film décevant. Il appartient au genre alors naissant des films à sketches. Mais aucun des 4 chapitres , liés entre eux par un "objet perdu" n'est vraiment satisfaisant. Les dialoguistes semblent se caricaturer, ainsi que les acteurs : Philipe , en assassin fou mais tellement séduisant, Brasseur en filou, Blier en flic nigaud, et Montand (très gauche !) en ... chanteur des rues. La seule vraie curiosité du film est d'ailleurs la présence de chansons inoubliables de Prévert et Kosma , dont "Tournesol" :
La vogue des films à sketches a décollé dès les années 30, à Hollywood. Pendant cette période, on collait diverses scènes avec divers acteurs grâce à une intrigue fil rouge. Ce procédé était alors considéré comme un peu bâtard, et il faudra le "Carnet de Bal" de Julien Duvivier (1937) pour lui donner ses premières lettres de noblesse...
Après la guerre, le genre revient à la mode, d'abord en Angleterre, avec "Au Coeur de la nuit" (1946) et, en France , avec "Retour à la vie " (1948).
Mais c'est le cinéma italien qui lui fera une place de choix, avec, par exemple, les fameux "Monstres " de Dino Risi (1960)...
Au début des années 60, la Nouvelle Vague s'en emparera goulument... Mais cela, c'est une autre histoire...
A plus.
Fred.
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