jeudi 14 mai 2015

CINEMA DE MINUIT - HISTOIRES DE TOTO ( 1 )...

Bonjour les amis !

Dimanche , à 00 H 20, sur France 3 : Totó le Moko (1949) , de Carlo Ludovico Bragaglia...


Pendant trois semaines, le CDM va rendre hommage au plus célèbre des comiques italiens, l'équivalent transalpin de notre Fernandel (avec lequel il a d'ailleurs tourné ) : Antonio Focas Flavio Angelo Ducas Comneno De Curtis di Bisanzio Gagliard, dit Totò . (Ca, c'est du diminutif).
Je vais en profiter pour vous raconter, en trois épisodes, une succinte biographie du monsieur, avant de vous présenter le film du soir, de façon tout aussi succinte, car les films de Totò sont presque tous inédits en France...

Totò 1898-1940

Totó est napolitain . Ce n'est pas un détail dans une Italie encore toute jeune, où chaque région possède encore ses dialectes, ses codes, sa culture . La comédie napolitaine est au coeur de l'art théâtral italien, caricaturant la petite bourgeoisie dans des satires et des farces. C'est dans ce terreau fertile que Totò fait ses premier pas, dans les théatres des bas quartiers . Là aussi, le détail a son importance , car, là où les autres artistes usent de comique de situation, de répliques qui portent, Totò n'a qu'à apparaître pour faire rire, son personnage, ses mimiques, étant le coeur de la prestation. Il est le premier acteur de cinéma italien moderne et universel , une peu comme son cousin français Fernandel.

 (Pendant son service militaire, en 1918...)

Sa renommée s'étend : il quitte Naples pour Rome en 1922, et pendant une quinzaine d'années, parcourt l'Italie avec sa compagnie.
Le cinéma ne lui fait signe qu'à partir de 1937, avec Fermo Con le Mani, de Gero Zambuto , où il campe un vagabond tenaillé par la faim. Car l'ombre de Chaplin flotte aussi au-dessus de son univers ...


Il tourne ensuite trois autres films , dont le plus fameux est Totò apôtre et martyr, réalisé en 1940 par Angelo Palermi, où l'acteur affine encore son personnage d'italien moyen confronté à un monde hostile ...


Ce film sera renommé après coup, les comédies de Totò ne rencontrant sur le coup pas grand'succès. Il retourne alors au théâtre, jusqu'à la fin de la guerre...

A Suivre...

Le Film de ce Dimanche

  Totò le Moko est une des oeuvres de Totò les plus connues en France, d'abord parce qu'elle pastiche le fameux classique de Duvivier, Pépé le Moko, avec Gabin..


L'acteur est alors dans une veine parodique qui lui a permis de tenir le devant de la scène , dans une période totalement dominée par un néo-réalisme triomphant , sublime , mais jamais très rigolo.
Ici, Totò est un marchand ambulant , persuadé d'hériter d'un orchestre à Alger... Alors qu'il hérite d'un gang .
Le metteur en scène , Bragaglia , est un stakhanoviste , qui réalisera une soixantaine de films dans des genres aussi variés que la comédie, le mélo et même le peplum. Il s'agit d'un pur Totò-movie, comme on parlerait d'une Fernandèlerie en France, le film étant prétexte aux efficaces numéros comique de l'acteur. Le temps de Steno et de Mario Monicelli, qui tireront l'acteur vers le haut, n'est pas encore venu...


Bande-annonce du film de Dimanche :



vendredi 8 mai 2015

CINEMA DE MINUIT - UNE OEUVRE D'UN SECOND LEIGH...

Bonjour les amis !

Dimanche, à 00 H 20, sur France 3 : Le Mystère de la Section 8 (1937), de Victor Saville...


Dans la deuxième partie des années 30, l'espionnage a la cote dans le cinéma britannique. Le père Hitchcock n'y est pas pour rien, lui qui a signé son premier grand classique avec L'Homme qui en savait trop , en 1934, pure histoire de barbouzes cachés partout , et voulant faire des misères à un sympathique et tranquille couple de britanniques...




Le succès étant au rendez-vous, il enfoncera le clou avec Quatre de l'Espionnage et Agent Secret, où; là encore, le monde apparaît comme un vaste nid d'espions, prêts à fondre à tout instant...
Il faut dire , aussi, que l'époque est propice à une méfiance entre les nations. L'Allemagne nazie enchaîne les démonstrations de force, et l'éventualité d'une nouvelle guerre s'affirme de plus en plus. L'Invincible Armada , diffusé la semaine dernière, témoignait de l'angoisse britannique face à un potentiel ennemi puissant...
Le producteur Alexander Korda, sentant le filon, décide de pousser encore un peu plus la jeune Vivien Leigh, et de lui donner le rôle principal de cette espionnade. Elle y tient une boutique de vêtements à Stockholm, tout en étant un redoutable agent double, au service de l'Angleterre. Hélas, elle tombe amoureuse d'un séduisant agent ennemi, le baron Karl...
Korda confie la réalisation à l'honnête Victor Saville, dont la carrière de metteur en scène et de producteur sera discrète, mais continue, en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, où il travaillera notamment pour la MGM.
Il confie surtout le rôle du baron Karl à un acteur qui résume à lui seul tout un pan de l'Histoire du Cinéma et de l'Histoire tout court : Conrad Veidt.

 Cet acteur allemand s'impose dès le début des années 20, en tenant un des rôles principaux du Cabinet du Docteur Caligari, de Robert Wiene, manifeste du cinéma expressionniste.


Durant dix ans , il sera dirigé par les plus important cinéastes allemands, et c'est un des ses compatriotes émigrés, Paul Leni, qui le fera venir à Hollywood pour y incarner son rôle le plus célèbre, celui de L'Homme qui Rit, d'après Victor Hugo.


Il retourne en Allemagne , mais , en 1933, il doit s'exiler, son épouse ayant des origines juives. Il s'installe alors en Grande-Bretagne, où le premier metteur en scène qui fasse appel à lui est ... Victor Saville, pour son premier film, J'étais une espionne. 


Sa carrière continue de plus belle. Hélas, l'âge et le contexte aidant, il passe rapidement des rôles de composition attachants ou pathétiques aux rôles antipathiques , ceux de teutons séduisants mais dangereux .
Seuls les excellents Michael Powell et Emeric Pressburger lui offriront un rôle plus complexe d'officier allemand  dans L'Espion Noir :


Veidt tourne ce film en 39, l'année où il devient officiellement citoyen britannique. Mais la guerre l'incite à un nouvel exil, à Hollywood, où on le cantonnera, là aussi, à des rôles de méchants nazis. Même dans le sublime Casablanca :


La guerre, Veidt n'en verra pas la fin. Il meurt en 1943, d'un infarctus. Ironie du sort, son dernier film a pour titre français : Un Espion a disparu...

Bande-annonce du film de ce dimanche  :





A plus !

Fred.



dimanche 3 mai 2015

CINEMA DE MINUIT - LEIGH/OLIVIER EN FLEURS...

Bonjour les amis !

Ce soir, à 00 H 15 sur France 3 : L'Invincible Armada (1937), de William K.Howard...

Que voilà une belle superproduction britannique, à la distribution prestigieuse ! Cependant, on chercherait en vain, dans les dictionnaires du Cinéma, des infos sur son maître d'oeuvre, William K.Howard, réalisateur américain dont c'est l'avant-dernier film. Sa carrière fut plutôt discrète.
En fait, le film est avant tout l'oeuvre de deux grands producteurs de l'entre-deux guerres :

 Tout d'abord, l'allemand Erich Pommer, l'homme de la UFA, la prestigieuse firme allemande qui allait donner nombre de chefs d'oeuvre durant les années 20 , notamment la plupart des oeuvres muettes de Fritz Lang : Metropolis, , Les Araignées, Les Niebelungen... Il produit et scénarise également L'Ange Bleu de Von Sternberg, avec Marlene Dietrich...


Victime des lois nazies, il s'exile en France, puis en Grande-Bretagne, où il termine sa carrière, avant de partir pour les Etats-Unis, où il connaîtra l'oubli. Précédé par sa réputation, il parvient en Angleterre à mener d'ambitieux projets, tels La Taverne de la Jamaïque, d'Alfred HItchcock, en association avec l'acteur-producteur Charles Laughton, ou cette Invincible Armada, coproduite par l'impressionnant Alexander Korda...

On peut dire que le cinéma anglais doit une fière chandelle à ce hongrois. Avant Korda, la production anglaise était artisanale, souvent bâclée et cheap (un principe de quotas imposait des films anglais en première partie des succès étrangers, ce qu'on a appelé les quota-quickies ), et, surtout, l'art cinématographique était méprisé en Angleterre comme nulle part en Europe ! Korda et ses deux frères fondent alors en 1932 la London Film, dont le but était de donner enfin des films de prestige à la Grande-Bretagne, et même de les exporter !


Et ils y parvinrent, les bougres, en s'associant, d'abord , eux aussi, au tonitruant Charles Laughton, pour qui ils produisirent une Vie Privée d'Henri VIII, qui obtint un succès colossal, et donna un Oscar à Laughton...


Suivirent Rembrandt, et, après l'Armada, le Voleur de Bagdad, Les Quatres Plumes Blanches, et le Troisième Homme, parmi beaucoup d'autres !
Le film de ce soir est moins renommé, mais il a au moins deux qualités.
La première, c'est d'avoir scellé la rencontre d'un couple mythique du cinéma : Laurence Olivier / Vivien Leigh ...

Lui, était alors un jeune premier de théâtre , remarqué, mais souvent attaqué par la critique académique pour son jeu moderne. Il se tourna alors vers le cinéma, où, il tourna, bien plus tard, des versions magnifiques de pièces de Shakespeare !
Elle allait connaître la gloire mondiale deux ans plus tard , en devenant l'immortelle Scarlett O'Hara d'Autant en Emporte le Vent...
Ces deux-là resteront mariés vingt ans...
L'autre intéreêt du film est de réunir tout ce que la Grande Bretagne compte alors de monstres sacrés : Flora Robson, Raymond Massey, Leslie Banks ( qui fut le comte Zaroff !), et même le tout jeune James Mason, au rôle conséquent, mais non crédité au générique ! On sait que les relations ne furent jamais faciles entre Korda et Mason. Représailles ? Le mystère demeure...

Bande-annonce du film de ce soir : 


 A plus !

Fred .



samedi 25 avril 2015

CINEMA DE MINUIT - DWAN TOO FREE...



Bonjour les amis !

Dimanche dernier, à 00 H 15, sur France 3 : Surrender (1950)...
Et demain, à 00 H 20 : Angel in Exile (1948), d'Allan Dwan...


 La semaine dernière, nous avons retrouvé le contestable duo John Carroll-Vera Ralston (voir chronique d'il y a trois semaines), mais dans un film ma foi plus surprenant et plus réussi que La Belle du Montana. La présence au scénario du talentueux James Edward Grant, poisson-pilote de John Wayne,  y est sans doute pour quelque chose.  Cette histoire somme toute classique, opposant un tandem de soeurs good girl/bad girl ... et un tandem good boy/bad boy est en effet transcendée par une atmosphère étrange, incarnée particulièrement par le vétéran Walter Brennan, dans le rôle d'un shérif à l'obstination quasi pathologique que ses ennemis surnomment... Javert !
Ce sont les deux êtres maléfiques qui finissent, comme souvent, par devenir le centre de l'action. Leur sacrifice final nous émeut  davantage que le bonheur des deux boy-scouts ! Je contredirai toutefois monsieur Brion, qui ne tarit pas d'éloges sur la prestation de miss Ralston : si elle est souvent supportable , ici, en garce patentée, elle est carrément approximative, surtout quand on pense à une Rita Hayworth ou à une Bette Davis !

Cette semaine, nous retrouvons John Carroll, mais sans son habituelle partenaire . Place à Adele Mara, dont la carrière fut fulgurante, et tient surtout à ses deux apparitions aux côtés de John Wayne : dans Le Reveil de la Sorcière Rouge, et surtout dans Iwo Jima, production Republic signée par un certain ... Allan Dwan...







Angel in Exile est le film qui fait dire à certains critiques , et au cher Bertrand Tavernier , que Dwan est un cinéaste rousseauiste : un hors-la-loi sort de prison et veut retrouver l'or qu'il a planqué . Il se trouve dans une mine, située près d'une mission espagnole, coupée du monde et du temps. Au contact des peones, le bandit se ressource et finit, après moult péripéties, par leur abandonner l'or en question.
Mélange de polar , de film d'aventures et de récit de rédemption, Angel est avant tout, comme nombre de films de Dwan, une fable fantasmagorique, loin de tout souci de réalisme. Ce qui a ses défauts : ses Mexicains sont vraiment très très caricaturaux. Mais encore une fois, d'un scénario banal, Dwan tire le meilleur et propose une oeuvre personnelle, quoiqu'imparfaite. Mais, ne serait-ce que pour le parcours atypique du personnage principal, même interprété par John Carroll, il faut voir Angel in Exile...

A plus !

Fred.

dimanche 12 avril 2015

CINEMA DE MINUIT - DWAN EN FURIE...

Bonjour les amis !

Ce soir, à 00 H 20 sur France 3 : La Femme qui faillit être lynchée (1953), d'Allan Dwan...

(Ah, voilà une affiche comme je les aime...)

                      Après le faux western de la semaine dernière, voici une parodie de western. En tous cas, c'est en ces termes que Dwan décrivait ce scénario, où , dans une même ville de l'ouest , séparée en deux par la Guerre de Sécession entre Nord et Sud (!!!) , deux femmes s'affrontent : la première reprend le saloon de son frère, la seconde dirige le clan qui tient la ville. Entendons-nous bien : il s'agit d'une parodie inconsciente. Dwan ne demandait pas à ses acteurs de faire drôle, il n'y a pas de gags, mais la mise en scène traite le sujet, abracadabrant, disons, à la légère. Ce qui donne, il faut le dire, un des meilleurs films de son auteur, succession de coups de théâtre ahurissants, s'achevant par une scène demeurée célèbre de duel final entre les deux femmes :




Atout important du film , les deux cow-girls en question . Exit Vera Ralston, voici Joan Leslie.


Jeune étoile de la Warner au début des années 40, elle tourna , entre autres, dans Sergent York, et dans le Correspondant 17 d'Hitchcock, mais elle fut peu à peu délaissée et récupérée par les studios B , comme Columbia et Republic. Dommage, car elle ne manque pas de charisme...


Sa rivale, Audrey Totter , ne s'en laisse pas compter non plus .

Fort sexy, comme vous pouvez le constater, elle sera lancée par la Warner dans l'impressionnante Dame du Lac , film noir de (et avec) Robert Montgomery, intégralement filmé en caméra subjective !


Mais la mode des femmes vénéneuses passa, et elle termina sa carrière à la télévision. 
Ce film, pêchu et réjouissant,  permet de retrouver ces deux beautés oubliées, et d'apprécier le sens du décalage du sieur Dwan !

Extrait :

A plus !

Fred.


vendredi 3 avril 2015

CINEMA DE MINUIT - PASSAGE EN DWAN...

Bonjour les amis !

Dimanche, à 00 H 00, sur F3 : La Belle du Montana (1950) , d'Allan Dwan...


Chic ! Après Deux Rouquines dans la Bagarre, diffusé il y a peu , le CDM a la bonne idée de nous proposer un cycle entier consacré à  Allan Dwan !
Comme je n'aime pas me répéter , je vous renvoie, pour la biographie du monsieur , à cet article-ci :
http://fredabrachkoff.blogspot.fr/2015/01/cinema-de-minuit-tornade-rousse.html

Le film de ce soir appartient à la période Republic, c'est le neuvième film de Dwan pour le studio et c'est un western. Enfin un faux western, destiné à mettre en valeur les deux "vedettes" maison, John Carroll et Vera Ralston. Ni l'un ni l'autre n'avaient l'étoffe de véritables stars.

Carroll, sorte d'Errol Flynn du pauvre , est surtout connu des cinéphiles avertis pour avoir incarné le vengeur masqué dans Zorro Rides Again, un des plus beaux sérials Republic, mis en scène par William Witney et John English en 1937 :



Quand à la mélancolique Vera Ralston, c'était la femme du Boss, comprenez la petite amie d'Herbert J.Yates, le patron de la Republic. Il essaiera très longtemps d'en faire l'égal des plus grandes, en vain.
La Belle du Montana est un faux western, car c'est le personnage féminin, comme dans de nombreux films de Dwan, qui mène le récit, où se mêlent des éléments de drame, voire de mélodrame .
Sally est une jeune femme qui sort de prison après avoir été condamnée pour complicité de meurtre. Pour récupérer sa petite soeur, placée à l'orphelinat, elle devient joueuse professionnelle sous le nom de Belle le Grand. Sur son chemin, elle croise un boursicoteur. Leur amour de l'argent les rapproche...
Le scénario , on le voit , fait preuve d'une certaine originalité, car le rapport à l'argent est au coeur du récit...

Comme tous les films du cycle, celui-ci est inédit en DVD. Raison de plus pour se laisser tenter et faire confiance au vétéran Allan Dwan.

A plus !

Fred .



samedi 28 mars 2015

CINEMA DE MINUIT - GERMI GERMANT...

Bonjour les amis !

Demain, à 00 H 00, sur F3 : Le Témoin (1946), de Pietro Germi ( supervisé par Alessandro Blasetti)...


Etrange début de carrière que celui de Pietro Germi. Celui qui connaîtra la célébrité avec des comédies italiennes grinçantes, telles Divorce à l'Italienne ou Séduite et Abandonnée...


... pratiqua dans les 15 premières années de sa carrière un cinéma bien différent, allant du polar au néo-réalisme, en passant par les films d'aventure. En cela , il se mit dans la roue de son mentor, Alessandro Blasetti, dont il fut souvent l'assistant. Cinéaste de l'Italie Fasciste, Blasetti accepta souvent toutes les besognes,y compris les plus propagandistes. Ce qui ne l'empêcha pas de donner également de fort jolis films , tel le fameux Quatre pas dans les nuages...

La Libération de l'Italie le contraignit à ralentir son activité et à faire profil bas. C'est peut-être ce qui explique qu'il en ait profité pour "pousser" son poulain, et se porter caution auprès des producteurs, pour que celui-ci puisse monter son premier film..
Le Témoin présente un pitch de film policier : un homme est accusé de meurtre  par un témoin oculaire qui se rétracte. L'homme, à sa sortie de prison,  retrouve le témoins  Mais nous ne sommes pas dans un thriller. La violence est absente du film. Nous sommes plutôt dans une réflexion autour de la culpabilité et des relations entre humains au sortir de la guerre. Le film, produit par une firme spécialisée dans les films religieux, vante le pardon, la rédemption, ce qui n'était pas du luxe dans l'Italie de 1946...

Une curiosité à découvrir .
Extrait :