lundi 20 février 2012

YAKAIKIN ?

Bonjour les amis !

Depuis ce matin, les ouvriers d'ArcelorMittal ont envahi les locaux de la direction à Florange, et comptent y rester jusqu'à ce que celle-ci les assure du redémarrage des deux hauts-fourneaux. J'entends déjà vibrer la corde sensible des amis de la lutte sociale et des rapports de force frontaux.
Sauf que...
Sauf que les syndicats et les salariés avaient prévenu. En fin de semaine dernière. Qu'ils allaient venir. Ce matin . Résultat : ce matin, les bureaux étaient vides. Pas un cadre, pas un directeur. Ils sont chez eux, ou à la plage. Et ils ricanent. Ils ont bien raison.
Cette action ressemble donc à une grande récré, à un défouloir pour les dindons de la farce libérale. C'est là qu'on voit bien à quel point ces histoires de "préavis de 48 H", de "respect du partenaire social" sont des billevesées.
Oui, on le sait tous, si cette action avait été tenue secréte, les cadres auraient été là. Il y aurait peut-être eu empoignade, séquestration, mais il se serait passé QUELQUE CHOSE. Le dialogue aurait été PROVOQUE, mais il aurait existé.
Alors que là, je vous fiche mon billet qu'il ne se passera rien. A moins d'une nouvelle manipulation électoraliste de notre cher président.
C'est ça, l'inconvénient avec les accords de branche : la branche, tu finis toujours par te la prendre dans la gueule...



A plus.
Fred.

dimanche 19 février 2012

CINEMA DE MINUIT - CHAUFFE MARCEL !

Bonjour les amis !

Ce soir, à 00 H 20 sur France 3 : "La Vie de Bohême" (1943-45) de Marcel L'Herbier...


Il y a presque deux Marcel L'Herbier.
Il y a d'abord un des piliers du cinéma muet français "artistique". A la sortie de la Première Guerre Mondiale, il comprend que l'ère de la domination de Gaumont et Pathé sur le cinéma mondial est bien fini, et que le cinéma à grand spectacle viendra dorénavant d'Hollywood. Il décide alors d'orienter le cinéma vers l'art, de le libérer , et de lui adjoindre les grands artistes de son époque.
Son film le plus connu de cette époque est "L'Inhumaine" (1924) , où il bénéficie des talents du peintre Fernand Léger et de l'architecte Robert Mallet-Stevens pour les décors , de Darius Milhaud pour la musique, et du jeune Autant-Lara pour les costumes. Ce film est aujourd'hui considéré contre un des principaux manifestes de l'avant-garde française .



Son succès est retentissant dans le monde entier. L'Herbier devient alors l'ambassadeur de ce qu'on n'appelait pas encore le "cinéma d'auteur". Il réalise ensuite "Feu Mathias Pascal" (1925), sans doute son meilleur film, puis "L'Argent" (1929).
Et puis, et puis, et puis ... vint le parlant.
Comme beaucoup de cinéastes ambitieux de cette époque, L'Herbier ne comprend pas cette évolution, il la rejette , pire, il la méprise. Et lui, le virtuose du cinéma sans parole, devient rapidement un balourd du cinéma sonore. (La même mésaventure arrive à son contemporain Abel Gance ).
Ses films des années 30 sont ainsi aisément oubliables. Il retrouve un poil de sa superbe dans les années 40 , avec "La Comédie du Bonheur" (1940) et "L'Honorable Catherine "( 1942), qui lui permettent de faire preuve d'une légèreté qu'on ne lui connaissait pas.



Même chose pour cette "Vie de Bohême" (1943),portée par la musique de Puccini, qui, hélas, fut maudite, pour cause de coproduction avec l'Italie : la chute de Mussolini et le débarquement allié en Sicile incitèrent son producteur français à ranger le film dans un placard, d'où il ne sortit qu'en 1945, dans l'indifférence générale...

Si la carrière artistique de l'Herbier s'anecdotise après 1930, il n'en est pas de même pour sa mission de défense du cinéma français . Qu'on en juge :
-En 1936, il participe à la création de la Cinémathèque Française...
-1937 : co-fondateur du Syndicat CGT des Techniciens...
-1943 : Fonde l'IDHEC, qui deviendra la FEMIS (Eh, oui, c'est lui !)
-Après guerre, il est le premier président du Comité de Défense du Cinéma Français, qui se battra, entre autres, contre l'hégémonie du film américain...

Beau palmarès, non ?


A plus.
Fred.

samedi 18 février 2012

LE TEMPS DE FAIRE LE POINT...

Bonjour les amis !

Il semble bien que le tandem Sarkozy-Merkel soit à bout de souffle . La preuve ? Le prjet de meeting commun qui avait été annoncé n'est plus d'actualité...
Tiens donc ? Mais pourquoi ? Eh bien, parce que, comme on pouvait s'y attendre, le petit jeu sarkozien du "Votez pour moi, les Chefs d'état européens m'adorent" ne prend pas. C'était un peu gros avec Angela, ç'est devenu ridicule avec Cameron, l'animosité réciproque entre les deux hommes étant bien connue. Et puis , surtout, cette stratégie agace tout le monde. Elle agace les français, qui doivent se demander si l'estime de l'Union Européenne n'est pas plus importante pour le président que celle de ses électeurs. Mais elle agace aussi, par exemple, les allemands, qui ne comprennent pas que leur chancelière aille jouer les pom-pom girls outre-rhin !
Donc, pour l'instant, mollo sur les peoples. En tous cas , sur les peoples ... politiques. Il se murmure , en effet, qu'une photo de bisou Carla-Nicolas circule sur le net et dans la presse.
Ca y est, c'est parti...
Eh, oh, les gars : c'est plus la peine de flatter les concierges, on les a remplacées par des digicodes ! (à part Nadine Morano, bien entendu...)

A plus.
Fred.


mercredi 15 février 2012

A MON SIGNAL, RIEZ...

Bonjour les amis !

Les auditeurs de France Inter ont-ils VRAIMENT de l'humour ? On peut se le demander , vu le tollé provoqué par l'émission "A votre écoute, coûte que coûte", diffusée tous les jours à 12 H 15. Deux pseudo-médecins, dénommés Philippe et Margarethe de Beaulieu ( déjà ! quand même !), donnent des consultations téléphoniques à de (faux, bien sûr !) auditeurs . Ils sont méprisants, racistes, homophobes, et distillent des conseils aberrants, stupides et odieux. C'est FLAGRANT. A tel point qu'en effet, ce pastiche peut paraître facile, déjà vu, confortable, tellement il est outrancier.
Mais bizarrement, le problême ne se pose pas là, pour les auditeurs. Le problême, c'est que ce canular n'en est toujours pas OFFICIELLEMENT un. Que les deux protagonistes sont toujours anonymes. Que la direction de France Inter se refuse à toute déclaration concernant cette émission. Bref, que l'émission n'est pas précédée d'un jingle "Attention, maintenant, déconnade, vous pouvez rire...". L'intéret véritable de cet "happening", il est là . Aujourd'hui, la rigolade doit être encadrée, bariolée, annoncée. Si elle ne l'est pas, le doute s'installe. Tout de suite. Même auprés de ceux dont on pourrait attendre une relative ouverture d'esprit, ceux qui rient à Stéphane Guillon, à Daniel Morin, à Sophia Aram... Ah oui, mais eux, ils interviennent dans le cadre d'un "billet d'humeur". Ah oui, c'est vrai, nous sommes prévenus...
Il est vraiment étrange que, dans un contexte où les propos odieux au premier degré se multiplient (Vanneste, Zemmour, Ménard, pour ne citer qu'eux), deux censeurs notoires , Hees et Val, autorisent une telle expérience. Préparent-ils l'alternance ? Ou alors vont-ils se servir du scandale pour justifier justement le fait qu'on ne puisse pas tout dire à la radio ?
D'autant que l'émission a commis, récemment, un véritable impair , en conseillant à une FAUSSE auditrice une FAUSSE prescription concernant un VRAI souci médical (un herpès, pour être précis), flirtant là avec les limites de l'exercice...
En attendant que le canular se termine, ce qui ne saurait tarder, écouter donc l'émission, elle interpelle, comme dirait l'auditeur lambda de France Inter...

Exemple :



A plus.
Fred.

mardi 14 février 2012

GLOU !

Bonjour les amis !

Suite à l'inondation du TAP, le Viandox aura lieu comme d'habitude ,tout à l'heure à 19 H 30, dans la Cave du Zinc, qui ne sera pas inondée. Dommage, ça l'aurait rendue moins humide...

A taleur.
Fred.

Bonus :


la maison est en ruine par caenphx

(Oui, je sais, tous les prétextes sont bons pour caser du Delpech...)

lundi 13 février 2012

LE VACARME DES AGNEAUX...

Bonjour les amis !

On se rend compte que les chats sont sadiques le jour où on les voit jouer avec une souris : plus encore que l'idée d'un bon gueuleton, le félin prend son pied à donner l'illusion de l'espoir à sa proie, en la laissant fuir, puis en la rattrapant , ceci plusieurs fois de suite.
Eh bien,c 'est à se demander si l'Europe n'est pas le Hannibal Lecter de la nation grecque. Alors que le pays est à feu et à sang, qu'un parlement presque assiégé vote des mesures scélérates qui vont mettre le peuple à genoux, l'Union Européénne... exige de nouveaux gages ! Comment, comment cela est-il possible ? Elle est où, l'Europe Politique qu'on nous a vendue ? Cette union des peuples dans la solidarité et la paix ? Quand les premiers de la classe ( pour l'instant !) , voyant un pays sombrer dans la guerre civile ( eh oh ! Oui ! C'est une guerre civile qui se trame là !) BALANCENT DE L'ESSENCE sur l'incendie ? Le nez sur les bilans comptables, Bruxelles encourage la guerre . Froidement. Egoïstement. Cyniquement. Cette Europe-là, qu'elle crève. Qu'elle fasse faillite. Je ne suis plus du tout sûr qu'elle vaille mieux que les poudrières d'avant 14.
Oui, je sais, c'est une réaction épidermique. Mais quand j'apprends qu'en plus, l'Autorité des Marchés Financiers a autorisé à nouveau les ventes à découvert, j'ai un gros eczéma qui me reprend...

A plus.
Fred.


dimanche 12 février 2012

CINEMA DE MINUIT - CONTRE LE FROID, UN COUP DE CHARTREUSE ?

Bonjour les amis !

Ce soir, à 00 H 15, sur France 3 : "La Chartreuse de Parme" (1948) de Christian-Jaque...



Que les modernistes à tout crin et les cinéphiles superficiels passent leur chemin. Le film de ce soir appartient pleinement à la catégorie honnie des films dits de "Qualité Française". Cet intitulé , dû à la plumé acérée du jeune critique François Truffaut désigne, pour aller vite, le cinéma commercial de studio de l'après-guerre, qui reposait avant tout sur des acteurs chevronnés, une direction artistique impeccable, et des scénaristes-dialoguistes talentueux et imposants. Rien que du bon, pourrait-on penser. Sauf que , pour les jeunes turcs des "Cahiers du Cinéma",futurs maîtres d'oeuvre de la Nouvelle Vague, dans tout cela, le metteur en scène n'était le plus souvent qu'un habile faiseur, sans personnalité,ou du moins sans liberté.
Ce qui était parfois vrai , mais parfois faux. Et il est toujours surprenant de voir que la cible principale des attaques des "Cahiers" était , en fait, un des réalisateurs les plus radicaux, les plus audacieux de son époque, et incontestablement un "auteur", à savoir Claude Autant-Lara.
Dans le cas de cette "Chartreuse", nous avons presque affaire à un film "typique" de la Qualité Française. Le réalisateur, Christian-Jaque, est un habile artisan, qui a démarré avant 1940, mais dont les meilleurs films doivent énormément à ses adaptateurs, tel Jacques Prévert pour les superbes "Disparus de Saint-Agil" (1938):


Les disparus de Saint-Agil (III) par RioBravo

ou Charles Spaak pour le fameux "Assassinat du père Noël" (1941) :



A noter que ces deux films sont à l'origine des romans signés Pierre Véry, auteur de policiers à l'atmosphère très particulière (on lui doit également "Goupi Mains-Rouges"). Et c'est à Véry lui-même que Christian-Jaque demande d'adapter le roman de Stendhal. Comme souvent dans les adaptations de l'époque, on respecte plus la lettre que l'esprit. Et le film est un sympathique mélange d'action, de romantisme et de bons sentiments, au service du couple-vedette . Renée Faure, jeune épouse de Christian-Jaque , et pensionnaire de la Comédie-Française, qui , après avoir joué les jeunes premières, retournera au théâtre, en apparaissant toutefois régulièrement sur les écrans, notamment aux côtés de Gabin, dont elle joue le souffre-douleur dans "Le Président" de Verneuil (1959) :



Mais le film est entièrement centré autour de Gérard Philipe, interprète de Fabrice Del Dongo. Le comédien poursuit ainsi sa longue série de rôles de jeunes premiers romantiques, après "L'Idiot", "Le Diable au Corps", et avant "Le Rouge et le Noir".
Je reste encore persuadé aujourd'hui que si la "Qualité Française" a osé s'attaquer, notamment, à l'oeuvre stendhalienne, c'est qu'elle avait en Gérard Philipe l'interprète idéal pour ce type de rôles. D'ailleurs, quelques soient leurs dafauts, ce sont ces versions qui restent dans la mémoire du spectateur... Et les autres valent encore moins tripette...

Aux côtés de ces deux-là, le film bénéficie également d'une flopée de seconds rôles de TRES grande classe : Maria Casarès, Louis Salou , Louis Seigner, Lucien Coëdel... également typique de ce cinéma-là, qui a beaucoup plus de vertus qu'on ne l'a dit...

Bande-annonce :



A plus.
Fred.

Post-Scriptum : Merci à tous ceux qui sont venus voir et ont apprécié La Métamorphose. Je remercie pour ma part toute l'équipe de création qui a donné vie à ma version de papier...