Bonjour les amis !
Ce soir, à 00 H 15, sur France 3 : "La Chartreuse de Parme" (1948) de Christian-Jaque...
Que les modernistes à tout crin et les cinéphiles superficiels passent leur chemin. Le film de ce soir appartient pleinement à la catégorie honnie des films dits de "Qualité Française". Cet intitulé , dû à la plumé acérée du jeune critique François Truffaut désigne, pour aller vite, le cinéma commercial de studio de l'après-guerre, qui reposait avant tout sur des acteurs chevronnés, une direction artistique impeccable, et des scénaristes-dialoguistes talentueux et imposants. Rien que du bon, pourrait-on penser. Sauf que , pour les jeunes turcs des "Cahiers du Cinéma",futurs maîtres d'oeuvre de la Nouvelle Vague, dans tout cela, le metteur en scène n'était le plus souvent qu'un habile faiseur, sans personnalité,ou du moins sans liberté.
Ce qui était parfois vrai , mais parfois faux. Et il est toujours surprenant de voir que la cible principale des attaques des "Cahiers" était , en fait, un des réalisateurs les plus radicaux, les plus audacieux de son époque, et incontestablement un "auteur", à savoir Claude Autant-Lara.
Dans le cas de cette "Chartreuse", nous avons presque affaire à un film "typique" de la Qualité Française. Le réalisateur, Christian-Jaque, est un habile artisan, qui a démarré avant 1940, mais dont les meilleurs films doivent énormément à ses adaptateurs, tel Jacques Prévert pour les superbes "Disparus de Saint-Agil" (1938):
Les disparus de Saint-Agil (III) par RioBravo
ou Charles Spaak pour le fameux "Assassinat du père Noël" (1941) :
A noter que ces deux films sont à l'origine des romans signés Pierre Véry, auteur de policiers à l'atmosphère très particulière (on lui doit également "Goupi Mains-Rouges"). Et c'est à Véry lui-même que Christian-Jaque demande d'adapter le roman de Stendhal. Comme souvent dans les adaptations de l'époque, on respecte plus la lettre que l'esprit. Et le film est un sympathique mélange d'action, de romantisme et de bons sentiments, au service du couple-vedette . Renée Faure, jeune épouse de Christian-Jaque , et pensionnaire de la Comédie-Française, qui , après avoir joué les jeunes premières, retournera au théâtre, en apparaissant toutefois régulièrement sur les écrans, notamment aux côtés de Gabin, dont elle joue le souffre-douleur dans "Le Président" de Verneuil (1959) :
Mais le film est entièrement centré autour de Gérard Philipe, interprète de Fabrice Del Dongo. Le comédien poursuit ainsi sa longue série de rôles de jeunes premiers romantiques, après "L'Idiot", "Le Diable au Corps", et avant "Le Rouge et le Noir".
Je reste encore persuadé aujourd'hui que si la "Qualité Française" a osé s'attaquer, notamment, à l'oeuvre stendhalienne, c'est qu'elle avait en Gérard Philipe l'interprète idéal pour ce type de rôles. D'ailleurs, quelques soient leurs dafauts, ce sont ces versions qui restent dans la mémoire du spectateur... Et les autres valent encore moins tripette...
Aux côtés de ces deux-là, le film bénéficie également d'une flopée de seconds rôles de TRES grande classe : Maria Casarès, Louis Salou , Louis Seigner, Lucien Coëdel... également typique de ce cinéma-là, qui a beaucoup plus de vertus qu'on ne l'a dit...
Bande-annonce :
A plus.
Fred.
Post-Scriptum : Merci à tous ceux qui sont venus voir et ont apprécié La Métamorphose. Je remercie pour ma part toute l'équipe de création qui a donné vie à ma version de papier...
dimanche 12 février 2012
samedi 11 février 2012
-J'AI FROID ! - CAUSE TOUJOURS !
Bonjour les amis !
Une décision paraît-il historique vient d'être prise par la plus haute juridiction administrative française , le Conseil d'Etat : "Il appartient aux autorités de l'État de mettre en ouvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale"."Une carence caractérisée des autorités dans l'offre d'hébergement d'urgence aux sans-abri est une atteinte grave à une liberté fondamentale". ( source : Yahoo.)
Pour le DAL , cette décision est une victoire car elle permet un recours judiciaire faisant valoir les droits fondamentaux des sans-abri et contraignant l'Etat à bouger son derrière dans ce domaine .
Mouais. C'est le fameux droit au logement opposable, que nous a vendu Sarko en 2007. Au risque de passer pour un gros pessimiste, cette décision, si juste sur le principe, risque d'être fort peu efficace dans la pratique. Il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre,et dans ce domaine, l'Etat n'a pas de leçon à recevoir. Quiconque s'est déjà engagé dans une bataille judiciaire contre, par exemple, la CAF, les Impôts ou le Pôle Emploi sait que, loi ou pas loi, si l'Etat a énvie de faire un doigt au citoyen lambda, il le fait. Aux Etats-Unis, ils ont trouvé la solution : la "Class Action". Des dizaines, des centaines de plaignants pour une seule procédure, afin de "faire nombre". En France, la "Class Action", bizarrement, c'est interdit. Qui va porter plainte ? Le SDF, tout seul, avec sa bite et son couteau ? Le mal-logé, en totale précarité ? En aura-t-il les reins ? Le DAL, évidemment, envisage de se porter systématiquement partie civile dans ces actions, et il a bien raison, mais cela suffira-t-il face au mastodonte étatique ?
Je fais partie de ceux qui pensent que le Droit au Logement est une question de volonté politique. Amener ces dossiers devant les tribunaux, c'est, d'une certaine façon, institutionnaliser le "cas par cas", mettre cette question fondamentale au niveau d'une querelle de voisinage.
Et pour finir, l'ampleur de la tâche à accomplir demanderait une justice exemplaire et puissante. Or, cette justice, Sarkozy et Dati l'ont affablie , quand ils ne l'ont pas vassalisée ...
J'espère que cet arrêt changera quelque chose. Mais j'avoue qu'à chaud (!), je n'y crois pas beaucoup .
A plus.
Fred.
Bonus :
Une décision paraît-il historique vient d'être prise par la plus haute juridiction administrative française , le Conseil d'Etat : "Il appartient aux autorités de l'État de mettre en ouvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale"."Une carence caractérisée des autorités dans l'offre d'hébergement d'urgence aux sans-abri est une atteinte grave à une liberté fondamentale". ( source : Yahoo.)
Pour le DAL , cette décision est une victoire car elle permet un recours judiciaire faisant valoir les droits fondamentaux des sans-abri et contraignant l'Etat à bouger son derrière dans ce domaine .
Mouais. C'est le fameux droit au logement opposable, que nous a vendu Sarko en 2007. Au risque de passer pour un gros pessimiste, cette décision, si juste sur le principe, risque d'être fort peu efficace dans la pratique. Il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre,et dans ce domaine, l'Etat n'a pas de leçon à recevoir. Quiconque s'est déjà engagé dans une bataille judiciaire contre, par exemple, la CAF, les Impôts ou le Pôle Emploi sait que, loi ou pas loi, si l'Etat a énvie de faire un doigt au citoyen lambda, il le fait. Aux Etats-Unis, ils ont trouvé la solution : la "Class Action". Des dizaines, des centaines de plaignants pour une seule procédure, afin de "faire nombre". En France, la "Class Action", bizarrement, c'est interdit. Qui va porter plainte ? Le SDF, tout seul, avec sa bite et son couteau ? Le mal-logé, en totale précarité ? En aura-t-il les reins ? Le DAL, évidemment, envisage de se porter systématiquement partie civile dans ces actions, et il a bien raison, mais cela suffira-t-il face au mastodonte étatique ?
Je fais partie de ceux qui pensent que le Droit au Logement est une question de volonté politique. Amener ces dossiers devant les tribunaux, c'est, d'une certaine façon, institutionnaliser le "cas par cas", mettre cette question fondamentale au niveau d'une querelle de voisinage.
Et pour finir, l'ampleur de la tâche à accomplir demanderait une justice exemplaire et puissante. Or, cette justice, Sarkozy et Dati l'ont affablie , quand ils ne l'ont pas vassalisée ...
J'espère que cet arrêt changera quelque chose. Mais j'avoue qu'à chaud (!), je n'y crois pas beaucoup .
A plus.
Fred.
Bonus :
mercredi 8 février 2012
POMME GIVREE...
Bonjour les amis !
Ce soir, je vais prendre ma voiture. Elle va mettre 1/2 heure à démarrer à cause de ce bon sang de froid, mais ce n'est pas grave. Je vais mettre une autre demi-heure à glisser sur la vicinale qui n'est toujours pas dégagée, mais il faut savoir prendre des risques. Il va falloir que j'évite les chevreuils frigorifiés, les vieilles institutrices en randonnée, et les C15 abandonnés, mais qu'importe :
Ce soir, je vais à CAP SUD voir LA METAMORPHOSE !
Une pièce librement inspirée de la nouvelle de Kafka, portée par trois comédiens impeccables, mise en scène avec ingéniosité et élégance, superbement éclairée et sonorisée que c'en est une merveille.
Et l'adaptation n'est pas mal non plus.
C'est pour quoi rien ne m'empêchera d'y aller.
Même si je croise Ludivine Sagnier à demi-nue avec une chapka , en train de faire du stop sur le bord de la route.
Auquel cas je serai juste un peu en retard.
Mais je serai là.
Et vous aussi.
Non mais.
A ce soir, donc.
Fred.
Ce soir, je vais prendre ma voiture. Elle va mettre 1/2 heure à démarrer à cause de ce bon sang de froid, mais ce n'est pas grave. Je vais mettre une autre demi-heure à glisser sur la vicinale qui n'est toujours pas dégagée, mais il faut savoir prendre des risques. Il va falloir que j'évite les chevreuils frigorifiés, les vieilles institutrices en randonnée, et les C15 abandonnés, mais qu'importe :
Ce soir, je vais à CAP SUD voir LA METAMORPHOSE !
Une pièce librement inspirée de la nouvelle de Kafka, portée par trois comédiens impeccables, mise en scène avec ingéniosité et élégance, superbement éclairée et sonorisée que c'en est une merveille.
Et l'adaptation n'est pas mal non plus.
C'est pour quoi rien ne m'empêchera d'y aller.
Même si je croise Ludivine Sagnier à demi-nue avec une chapka , en train de faire du stop sur le bord de la route.
Auquel cas je serai juste un peu en retard.
Mais je serai là.
Et vous aussi.
Non mais.
A ce soir, donc.
Fred.
lundi 6 février 2012
LAUREL ET HARDY EN PRIME TIME !
Bonjour les amis !
Bah dis donc, ça sent le sapin ! Incapable d'insuffler , pour l'instant, le moindre début de reconquête de l'opinion, notre ami Sarko a décidé de donner dans la coproduction internationale : ce soir, en direct sur France 2 et sur la ZDF ( chaîne publique allemande), c'est la chancelière allemande Angela Merkel qui viendra apporter son soutien à notre cher hypo-président ! Je crois que c'est une première !
Dans les années 70, parfois, pour dénigrer un adversaire, on prétendait qu'il était du "parti de l'étranger", ce qui, en cette époque de guerre froide, était une accusation qui portait...
Aujourd'hui, ça semble être le contraire : on veut démontrer aux français qu'ils se trompent, et que notre président est le meilleur, puisque les autres chefs d'Etat l'adorent !
Eh bien moi, je vous fiche mon ticket que cette stratégie est vouée à l'échec. Pourquoi ?
Parce que, depuis le début de la crise de l'Europe, l'Allemagne s'est un peu trop vue comme la bonne élève, donnant des leçons aux autres pays de la zone Euro... et à la France. Souvent à raison, c'est entendu. Mais je ne suis pas sûr que le surveillant général devienne plus populaire quand il est soutenu par le proviseur, bien au contraire...
Parce qu'aller chercher un soutien dans un autre pays que le sien, ça ressemble à un signe de faiblesse. Faut-il que ses propres troupes soient déprimées ( Copé !)ou réduites à dire n'importe quoi (Fillon, Guéant !) pour aller chercher un renfort aussi lointain.
Enfin, parce que les français qui ont un peu de mémoire se souviennent de la distance qui a longtemps prévalu entre Merkel et Sarkozy, de l'agacement de la chancelière face à la familiarité du président "Bling-Bling". C'est leur gestion commune (et encore) de cette crise féroce qui les a "rapprochés", et leur complicité ressemble à celle de Churchill et Staline au moment de Yalta : c'est pour la galerie.
Bref, ce "coup médiatique" semble plus pathétique qu'autre chose. D'autant que, toujours pas candidat, le président sortant donne l'impression de se cacher derrière son homologue pour éviter les coups.
Et ça, en terme d'image, c'est vraiment, vraiment pas bon...
A plus.
Fred.
Bah dis donc, ça sent le sapin ! Incapable d'insuffler , pour l'instant, le moindre début de reconquête de l'opinion, notre ami Sarko a décidé de donner dans la coproduction internationale : ce soir, en direct sur France 2 et sur la ZDF ( chaîne publique allemande), c'est la chancelière allemande Angela Merkel qui viendra apporter son soutien à notre cher hypo-président ! Je crois que c'est une première !
Dans les années 70, parfois, pour dénigrer un adversaire, on prétendait qu'il était du "parti de l'étranger", ce qui, en cette époque de guerre froide, était une accusation qui portait...
Aujourd'hui, ça semble être le contraire : on veut démontrer aux français qu'ils se trompent, et que notre président est le meilleur, puisque les autres chefs d'Etat l'adorent !
Eh bien moi, je vous fiche mon ticket que cette stratégie est vouée à l'échec. Pourquoi ?
Parce que, depuis le début de la crise de l'Europe, l'Allemagne s'est un peu trop vue comme la bonne élève, donnant des leçons aux autres pays de la zone Euro... et à la France. Souvent à raison, c'est entendu. Mais je ne suis pas sûr que le surveillant général devienne plus populaire quand il est soutenu par le proviseur, bien au contraire...
Parce qu'aller chercher un soutien dans un autre pays que le sien, ça ressemble à un signe de faiblesse. Faut-il que ses propres troupes soient déprimées ( Copé !)ou réduites à dire n'importe quoi (Fillon, Guéant !) pour aller chercher un renfort aussi lointain.
Enfin, parce que les français qui ont un peu de mémoire se souviennent de la distance qui a longtemps prévalu entre Merkel et Sarkozy, de l'agacement de la chancelière face à la familiarité du président "Bling-Bling". C'est leur gestion commune (et encore) de cette crise féroce qui les a "rapprochés", et leur complicité ressemble à celle de Churchill et Staline au moment de Yalta : c'est pour la galerie.
Bref, ce "coup médiatique" semble plus pathétique qu'autre chose. D'autant que, toujours pas candidat, le président sortant donne l'impression de se cacher derrière son homologue pour éviter les coups.
Et ça, en terme d'image, c'est vraiment, vraiment pas bon...
A plus.
Fred.
dimanche 5 février 2012
LA GRANDE PARADE DES DESSINS ANIMES DE LA NEIGE...
Bonjour les amis !
Pour le Cinéma de Minuit, veuillez vous reporter à l'article publié vendredi...
Vous aussi, vous êtes bloqués par la neige ? Impossible de se mouvoir sans risquer la bronchite et les pieds mouillés ? Et plus de lait pour la pâte à crêpes ?
Qu'à cela ne tienne , voici de quoi vous occuper pendant un petit quart d'heure...
Tout d'abord , "Snow White", un superbe Betty Boop de 1933, avec la participation de l'excellent Cab Calloway...
Puis "Rock-a-bye Bear", un Tex Avery glacial et hilarant de 1952...
Et enfin, "Fresh Hare" de Friz Freleng, un Bugs Bunny de 1943 :
Bonne soirée, et réchauffez-vous bien !
A plus.
Fred.
PS : Je rêve ou je viens d'entendre un loup ???
Pour le Cinéma de Minuit, veuillez vous reporter à l'article publié vendredi...
Vous aussi, vous êtes bloqués par la neige ? Impossible de se mouvoir sans risquer la bronchite et les pieds mouillés ? Et plus de lait pour la pâte à crêpes ?
Qu'à cela ne tienne , voici de quoi vous occuper pendant un petit quart d'heure...
Tout d'abord , "Snow White", un superbe Betty Boop de 1933, avec la participation de l'excellent Cab Calloway...
Puis "Rock-a-bye Bear", un Tex Avery glacial et hilarant de 1952...
Et enfin, "Fresh Hare" de Friz Freleng, un Bugs Bunny de 1943 :
Bonne soirée, et réchauffez-vous bien !
A plus.
Fred.
PS : Je rêve ou je viens d'entendre un loup ???
vendredi 3 février 2012
CINEMA DE MINUIT - DOSTOÏEVSKI DE FOND...
Bonjour les amis !
Nouveau cycle : "Patrimoine Français".
Dimanche soir, à 00 H 15 : " Crime et Châtiment" de Pierre Chenal (1935)...
C'est bien peu de dire que le classique de Dostoïevski semblait tout indiqué pour une , ou plusieurs adaptations cinématographiques . Le drame de Raskolnikov, étudiant devenu assassin d'une prêteuse sur gages, et poursuivi ensuite par sa consience et par un juge tenace, avait tout pour séduire le grand écran.
Il semble que ce soit Chenal qui ait ouvert le feu avec la version de ce soir, une des meilleures : si Pierre Blanchar, déjà évoqué ici, n'y va pas avec le dos de la cuillère en Raskolnikov, si Madeleine Ozeray , égérie de Jouvet au théâtre, est charmante, l'interprétation est dominée par Harry Baur dans le rôle du juge Porphyre. Rôle en or, il faut le dire, d'un juge pot-de-colle accoucheur des âmes, qui , on le sait à présent, a servi de modèle au Maigret de Simenon, mais aussi au Columbo de Link & Levinson.
Baur donne au personnage son côté faussement bonhomme, matois, inquiétant. Chenal, metteur en scène sous-estimé, crée une atmosphère étouffante. Si l'on ajoute que les dialogues sont de Marcel Aymé et la musique d'Arthur Honneger, vous comprendrez que ce "Crime et Châtiment"-là est de très haute volée...
Parmi les nombreuses autres versions, signalons celle signée, la même année, par Josef Von Sternberg, à Hollywood, avec, excusez du peu, Peter Lorre en Raskolnikov...
Et celle, complètement ratée cette fois , de Georges Lampin en 1956, Malgré une distribution intéressante : face à Robert Hossein/ Raskolnikov, on trouve dans le rôle de Porphyre... Jean Gabin ! ( qui vouait au passage un culte à Harry Baur - La Boucle était bouclée)...
A plus.
Fred.
Nouveau cycle : "Patrimoine Français".
Dimanche soir, à 00 H 15 : " Crime et Châtiment" de Pierre Chenal (1935)...
C'est bien peu de dire que le classique de Dostoïevski semblait tout indiqué pour une , ou plusieurs adaptations cinématographiques . Le drame de Raskolnikov, étudiant devenu assassin d'une prêteuse sur gages, et poursuivi ensuite par sa consience et par un juge tenace, avait tout pour séduire le grand écran.
Il semble que ce soit Chenal qui ait ouvert le feu avec la version de ce soir, une des meilleures : si Pierre Blanchar, déjà évoqué ici, n'y va pas avec le dos de la cuillère en Raskolnikov, si Madeleine Ozeray , égérie de Jouvet au théâtre, est charmante, l'interprétation est dominée par Harry Baur dans le rôle du juge Porphyre. Rôle en or, il faut le dire, d'un juge pot-de-colle accoucheur des âmes, qui , on le sait à présent, a servi de modèle au Maigret de Simenon, mais aussi au Columbo de Link & Levinson.
Baur donne au personnage son côté faussement bonhomme, matois, inquiétant. Chenal, metteur en scène sous-estimé, crée une atmosphère étouffante. Si l'on ajoute que les dialogues sont de Marcel Aymé et la musique d'Arthur Honneger, vous comprendrez que ce "Crime et Châtiment"-là est de très haute volée...
Parmi les nombreuses autres versions, signalons celle signée, la même année, par Josef Von Sternberg, à Hollywood, avec, excusez du peu, Peter Lorre en Raskolnikov...
Et celle, complètement ratée cette fois , de Georges Lampin en 1956, Malgré une distribution intéressante : face à Robert Hossein/ Raskolnikov, on trouve dans le rôle de Porphyre... Jean Gabin ! ( qui vouait au passage un culte à Harry Baur - La Boucle était bouclée)...
A plus.
Fred.
ENTUBAGE A SECTE...
Bonjour les amis !
Le genre de nouvelle qui fait plaisir : l'Eglise de Scientologie condamnée EN TANT QUE TELLE pour escroquerie ! Bien sûr, les joyeux lurons se sont immédiatement pourvus en cassation, mais, tout de même, c'est une première ! A noter qu'à la sortie du tribunal , une poignée de "fidèles" manifestait son mécontentement. Il y avait notamment une pancarte indiquant "Non à une justice sous influence !" Pour une organisation qui ne pratique QUE l'influence, on peut considérer qu'il s'agit là d'un avis d'expert...
L'occasion de rappeler , au passage, les liaisons dangereuses entre la puissante Scientologie et notre cher président...
C'est ça aussi, le bilan Sarkozy !
A plus.
Fred.
Rappel : ce soir, défiant un froid sibérien, je jouerai à la MJC de Lussac les Châteaux en compagnie des excellentes Goupile et Coyotte ! Viendez nombreux et couverts !
Le genre de nouvelle qui fait plaisir : l'Eglise de Scientologie condamnée EN TANT QUE TELLE pour escroquerie ! Bien sûr, les joyeux lurons se sont immédiatement pourvus en cassation, mais, tout de même, c'est une première ! A noter qu'à la sortie du tribunal , une poignée de "fidèles" manifestait son mécontentement. Il y avait notamment une pancarte indiquant "Non à une justice sous influence !" Pour une organisation qui ne pratique QUE l'influence, on peut considérer qu'il s'agit là d'un avis d'expert...
L'occasion de rappeler , au passage, les liaisons dangereuses entre la puissante Scientologie et notre cher président...
C'est ça aussi, le bilan Sarkozy !
A plus.
Fred.
Rappel : ce soir, défiant un froid sibérien, je jouerai à la MJC de Lussac les Châteaux en compagnie des excellentes Goupile et Coyotte ! Viendez nombreux et couverts !
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