Bonjour les amis !
Parmi les disparitions "ciné" de la semaine, une qui est passée un peu inaperçue : celle du réalisateur britannique Robert Fuest.
Fuest a marqué l'univers de la série B des années 70 avec une série de films que d'aucuns trouvent assez jubilatoires (j'en suis), et d'autres effroyablement kitschs...
Ancien décorateur, Fuest appréciait en effet particulièrement les univers visuels foisonnants et inventifs, quitte à se laisser aller, parfois, au mauvais goût, comme dans son film le plus connu : "L'Abominable docteur Phibes" ( 1971) avec Vincent Price :
Ou encore "Les Décimales du Futur " (1973 - Prix du jury à Avoriaz en 1976) :
Mais bien des critiques, et je suis d'accord avec eux, considèrent que ses meilleurs travaux sont télévisuels, notamment sur "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" , qui lui donna sa chance en tant que réalisateur , et dont il réalisa certains des meilleurs épisodes, dont "Jeux" (1968) :
Repose-toi bien, Bob !
A plus.
Fred.
samedi 24 mars 2012
vendredi 23 mars 2012
CA N'ARRIVE JAMAIS ...
Bonjour les amis !
Certains , et surtout à gauche, voient dans la sordide affaire de Toulouse l'assurance absolue, à un mois du scrutin, que Sarkozy sera réélu , et haut la main encore.
C'est une vision d'un électorat versatile que je ne partage pas.
Ce qu'on appelle les "tendances lourdes" d'une élection se déterminent le plus souvent plusieurs MOIS avant l'élection.
En 2002, le thème de l'insécurité était au coeur des problématiques de droite, alors que Jospin, rappelons-le, niait que son programme soit "socialiste". C'est cette obsession de la droite, associée à cette démission de la gauche, bien bien avant les dernières semaines de l'élection, qui a mené tout droit au 21 Avril.
En 2007, et bien avant, dès 2005, on ne parlait que de Sarkozy : dans les médias, dans les débats, dans les bureaux de ses adversaires. Il avait réussi à faire tourner la campagne autour de lui . Il avait déclenché une dynamique ahurissante, et sa victoire était célébrée avant même le soir du deuxième tour.
Tout ça pour dire qu'une campagne électorale est une course de fond, et qu'une surprise de dernière minute n'a jamais , à ce jour, prouvé son efficacité.
Rappelons-nous du coup fourré de 1988, où Pasqua a fait libérer les otages du Liban à moins de trois jours du deuxième tour de la présidentielle pour faire gagner Chirac : ça n'a pas suffi, Miterrand a gagné.
Ca peut même être contre-productif : Aznar, en 2004, accusant l'ETA d'être responsable des attentats de Madrid , a vu sa manipulation se retourner contre lui et perdit des élections qui le donnaient gagnant...
Enfin, cette histoire s'est vite, très vite résolue : du Lundi 19 au Jeudi 22... Pas le temps, vraiment, d'installer une réélle psychose.
Alors , oui, sans doute, cette histoire va le faire remonter, un peu, auprès des gens à qui il faut un hochet pour être stimulés. Mais je ne peux pas croire que d'autres gens vont oublier leur quotidien : la crise, le chômage, l'inflation.
Et bien sûr , j'espère ne pas me tromper.
A plus . Fred.
Sondage du jour BVA/RTL réalisé les 21 et 22 Mars( soit en plein dans l'affaire de Toulouse) : HOLLANDE 54 % / SARKOZY 46 % .
Comme quoi ...
Avec en plus , une bonne surprise : Mélenchon passant devant Marine au premier tour ! Ca donne envie de chanter :
Certains , et surtout à gauche, voient dans la sordide affaire de Toulouse l'assurance absolue, à un mois du scrutin, que Sarkozy sera réélu , et haut la main encore.
C'est une vision d'un électorat versatile que je ne partage pas.
Ce qu'on appelle les "tendances lourdes" d'une élection se déterminent le plus souvent plusieurs MOIS avant l'élection.
En 2002, le thème de l'insécurité était au coeur des problématiques de droite, alors que Jospin, rappelons-le, niait que son programme soit "socialiste". C'est cette obsession de la droite, associée à cette démission de la gauche, bien bien avant les dernières semaines de l'élection, qui a mené tout droit au 21 Avril.
En 2007, et bien avant, dès 2005, on ne parlait que de Sarkozy : dans les médias, dans les débats, dans les bureaux de ses adversaires. Il avait réussi à faire tourner la campagne autour de lui . Il avait déclenché une dynamique ahurissante, et sa victoire était célébrée avant même le soir du deuxième tour.
Tout ça pour dire qu'une campagne électorale est une course de fond, et qu'une surprise de dernière minute n'a jamais , à ce jour, prouvé son efficacité.
Rappelons-nous du coup fourré de 1988, où Pasqua a fait libérer les otages du Liban à moins de trois jours du deuxième tour de la présidentielle pour faire gagner Chirac : ça n'a pas suffi, Miterrand a gagné.
Ca peut même être contre-productif : Aznar, en 2004, accusant l'ETA d'être responsable des attentats de Madrid , a vu sa manipulation se retourner contre lui et perdit des élections qui le donnaient gagnant...
Enfin, cette histoire s'est vite, très vite résolue : du Lundi 19 au Jeudi 22... Pas le temps, vraiment, d'installer une réélle psychose.
Alors , oui, sans doute, cette histoire va le faire remonter, un peu, auprès des gens à qui il faut un hochet pour être stimulés. Mais je ne peux pas croire que d'autres gens vont oublier leur quotidien : la crise, le chômage, l'inflation.
Et bien sûr , j'espère ne pas me tromper.
A plus . Fred.
Sondage du jour BVA/RTL réalisé les 21 et 22 Mars( soit en plein dans l'affaire de Toulouse) : HOLLANDE 54 % / SARKOZY 46 % .
Comme quoi ...
Avec en plus , une bonne surprise : Mélenchon passant devant Marine au premier tour ! Ca donne envie de chanter :
mercredi 21 mars 2012
PFFF...
Bonjour les amis !
Je ne sais pas ce qui m'exaspère le plus.
Ce crétin de fou de maniaque d'assassin d'enfants, à qui il aura fallu sept cadavres pour avoir sa putain d'heure de gloire... Et qui aura réussi à faire revenir le mot "terrorisme " dans la campagne électorale.
A moins que ce ne soit les politiques eux-mêmes, qui, sous couvert de décence, en sont tous à mijoter leur bonne vieille soupe à la récup', Sarko en tête nous faisant son vieux numéro de Clint Eastwood monté sur talonnettes.
Ou bien encore les oiseaux de mauvais augure, gauchistes comme je suis footballeur, et qui prédisent déjà la réélection du dit Sarko, se réjouissant à l'avance que le pays soit aussi con qu'ils l'imaginent.
Mais je crois que ceux qui vont vraiment me gonfler ne sont pas encore là : ceux qui, dès maintenant, vont nous balancer qu'en fait, la police a DELIBEREMENT laissé le fou en liberté POUR QU'IL COMMETTE ces meurtres, et que tout ceci n'est , comme d'hab', qu'un vaste complot destiné à faire réélire qui-vous savez...
Ceux-là, il ne faudra pas les oublier dans le comptage de ceux qui vont pourrir littéralement ce dernier mois de campagne .
A plus.
Fred.
PS : Dernier sondage paru (IFOP) : HOLLANDE 54 % / SARKO 46 %
Je ne sais pas ce qui m'exaspère le plus.
Ce crétin de fou de maniaque d'assassin d'enfants, à qui il aura fallu sept cadavres pour avoir sa putain d'heure de gloire... Et qui aura réussi à faire revenir le mot "terrorisme " dans la campagne électorale.
A moins que ce ne soit les politiques eux-mêmes, qui, sous couvert de décence, en sont tous à mijoter leur bonne vieille soupe à la récup', Sarko en tête nous faisant son vieux numéro de Clint Eastwood monté sur talonnettes.
Ou bien encore les oiseaux de mauvais augure, gauchistes comme je suis footballeur, et qui prédisent déjà la réélection du dit Sarko, se réjouissant à l'avance que le pays soit aussi con qu'ils l'imaginent.
Mais je crois que ceux qui vont vraiment me gonfler ne sont pas encore là : ceux qui, dès maintenant, vont nous balancer qu'en fait, la police a DELIBEREMENT laissé le fou en liberté POUR QU'IL COMMETTE ces meurtres, et que tout ceci n'est , comme d'hab', qu'un vaste complot destiné à faire réélire qui-vous savez...
Ceux-là, il ne faudra pas les oublier dans le comptage de ceux qui vont pourrir littéralement ce dernier mois de campagne .
A plus.
Fred.
PS : Dernier sondage paru (IFOP) : HOLLANDE 54 % / SARKO 46 %
mardi 20 mars 2012
CINEMA DE MINUIT - SOUVENIR ET PEINE PERDUE...
Bonjour les amis !
Dimanche dernier, à 00 H 00, sur F3 : "Souvenirs Perdus" (1950) de Christian-Jaque...
Il y a des films dont on ne comprend pas, au premier coup d'oeil, pourquoi on n'en a jamais entendu parler. On constate une distribution prestigieuse : Gérard Philipe, Bernard Blier, Pierre Brasseur, Edwige Feuillère, Yves Montand, François Périer, Suzy Delair. Du bon, du très bon. On sait que le réalisateur Christian-Jaque est capable de mener sa barque. Enfin, en lisant le générique plus précisément, on découvre qu'EN PLUS, le scénario et les dialogues sont signés Henri Jeanson et Jacques & Pierre Prévert ! On s'attend donc à une pépite.
Et puis... rien. ou si peu. "Souvenirs Perdus" est un film décevant. Il appartient au genre alors naissant des films à sketches. Mais aucun des 4 chapitres , liés entre eux par un "objet perdu" n'est vraiment satisfaisant. Les dialoguistes semblent se caricaturer, ainsi que les acteurs : Philipe , en assassin fou mais tellement séduisant, Brasseur en filou, Blier en flic nigaud, et Montand (très gauche !) en ... chanteur des rues. La seule vraie curiosité du film est d'ailleurs la présence de chansons inoubliables de Prévert et Kosma , dont "Tournesol" :
La vogue des films à sketches a décollé dès les années 30, à Hollywood. Pendant cette période, on collait diverses scènes avec divers acteurs grâce à une intrigue fil rouge. Ce procédé était alors considéré comme un peu bâtard, et il faudra le "Carnet de Bal" de Julien Duvivier (1937) pour lui donner ses premières lettres de noblesse...
Après la guerre, le genre revient à la mode, d'abord en Angleterre, avec "Au Coeur de la nuit" (1946) et, en France , avec "Retour à la vie " (1948).
Mais c'est le cinéma italien qui lui fera une place de choix, avec, par exemple, les fameux "Monstres " de Dino Risi (1960)...
Au début des années 60, la Nouvelle Vague s'en emparera goulument... Mais cela, c'est une autre histoire...
A plus.
Fred.
Dimanche dernier, à 00 H 00, sur F3 : "Souvenirs Perdus" (1950) de Christian-Jaque...
Il y a des films dont on ne comprend pas, au premier coup d'oeil, pourquoi on n'en a jamais entendu parler. On constate une distribution prestigieuse : Gérard Philipe, Bernard Blier, Pierre Brasseur, Edwige Feuillère, Yves Montand, François Périer, Suzy Delair. Du bon, du très bon. On sait que le réalisateur Christian-Jaque est capable de mener sa barque. Enfin, en lisant le générique plus précisément, on découvre qu'EN PLUS, le scénario et les dialogues sont signés Henri Jeanson et Jacques & Pierre Prévert ! On s'attend donc à une pépite.
Et puis... rien. ou si peu. "Souvenirs Perdus" est un film décevant. Il appartient au genre alors naissant des films à sketches. Mais aucun des 4 chapitres , liés entre eux par un "objet perdu" n'est vraiment satisfaisant. Les dialoguistes semblent se caricaturer, ainsi que les acteurs : Philipe , en assassin fou mais tellement séduisant, Brasseur en filou, Blier en flic nigaud, et Montand (très gauche !) en ... chanteur des rues. La seule vraie curiosité du film est d'ailleurs la présence de chansons inoubliables de Prévert et Kosma , dont "Tournesol" :
La vogue des films à sketches a décollé dès les années 30, à Hollywood. Pendant cette période, on collait diverses scènes avec divers acteurs grâce à une intrigue fil rouge. Ce procédé était alors considéré comme un peu bâtard, et il faudra le "Carnet de Bal" de Julien Duvivier (1937) pour lui donner ses premières lettres de noblesse...
Après la guerre, le genre revient à la mode, d'abord en Angleterre, avec "Au Coeur de la nuit" (1946) et, en France , avec "Retour à la vie " (1948).
Mais c'est le cinéma italien qui lui fera une place de choix, avec, par exemple, les fameux "Monstres " de Dino Risi (1960)...
Au début des années 60, la Nouvelle Vague s'en emparera goulument... Mais cela, c'est une autre histoire...
A plus.
Fred.
vendredi 16 mars 2012
CINEMA DE MINUIT (PROLOGUE) + COPINAGE...
Bonjour les amis !
Dimanche soir, à OO H 00, sur France 3 : "Souvenirs Perdus" (1950) de Christian-Jaque...
Pour cause de week-end chargé, je ne puis vous livrer en temps et en heure un article sur le film de la semaine. Faites comme moi : regardez-le donc (la distribution est alléchante...) et je vous en reparle dans le courant de la semaine prochaine...
D'autre part, si vous ne faites rien ce soir, je vous encourage fermement à aller voir "INOFFENSIF ( titre provisoire)", le délicieux nouveau spectacle de Jérôme Rouger...
C'est ce soir, à 20 H 30, à la M3Q !
A plus.
Fred.
Dimanche soir, à OO H 00, sur France 3 : "Souvenirs Perdus" (1950) de Christian-Jaque...
Pour cause de week-end chargé, je ne puis vous livrer en temps et en heure un article sur le film de la semaine. Faites comme moi : regardez-le donc (la distribution est alléchante...) et je vous en reparle dans le courant de la semaine prochaine...
D'autre part, si vous ne faites rien ce soir, je vous encourage fermement à aller voir "INOFFENSIF ( titre provisoire)", le délicieux nouveau spectacle de Jérôme Rouger...
C'est ce soir, à 20 H 30, à la M3Q !
A plus.
Fred.
samedi 10 mars 2012
CINEMA DE MINUIT - N'OUBLIEZ PAS DE FOURNIR UN RIM...
Bonjour les amis !
Demain soir, à 00 H 15, sur France 3 : "La Maison Bonnadieu" (1951) de Carlo Rim...
Carlo Rim est, à l'instar de Yves Mirande ou d'Henri Jeanson, un des scénaristes-dialoguistes les plus côtés de l'avant guerre . Ses histoires sont souvent insolites et teintées d'humour noir. "Le Mort en Fuite" (1936) d'André Berthomieu, "Simplet" (1943) de Fernandel, et surtout son association avec Maurice Tourneur , pour "Justin de Marseille" (1935) et "Le Val d'Enfer" (1943) , sont ses principaux titres de gloire...
Et, comme ses deux collègues, ou , plus tard, Michel Audiard, il décide de passer à la réalisation pour mettre ses mots en valeur. Il ne sera jamais un grand metteur en scène , mais (et contrairement à Audiard !), il demeurera un excellent scénariste ! Son premier film , et le meilleur, d'ailleurs, "L'Armoire Volante" (1948) est un petit bijou d'humour noir, où Fernandel , étonnamment sobre, se met en quête d'une armoire normande disparue et contenant... le cadavre de sa tante !
Ce premier film est un succès suffisant, qui permet à Rim de mettre en chantier "La Maison Bonnadieu". Plus fin que le précédent, il s'agit d'une satire fine des moeurs bourgeoises , où l'infidélité se vit plutôt sereinement, et où les amants de de madame sont choisis en fonction de leur statut social... Porté excellemment par le tandem Blier /Darrieux, le film est assez délicieux, même si, il est vrai, il aurait mérité un metteur en scène de la trempe d'un Tourneur ou d'un Autant-Lara...
Mais ce que tout le monde ignore, car le film n'est pas resté dans les mémoires, c'est qu'il a abrité un trésor, qui, lui a traversé le temps : une chanson, écrite et interprétée , sur une musique de Van Parys, par Mouloudji , dont ce sera le premier grand succès et qui reste, encore aujourd'hui, un classique de la chanson "parigote" : "La Complainte des Infidèles"...
A plus.
Fred.
Demain soir, à 00 H 15, sur France 3 : "La Maison Bonnadieu" (1951) de Carlo Rim...
Carlo Rim est, à l'instar de Yves Mirande ou d'Henri Jeanson, un des scénaristes-dialoguistes les plus côtés de l'avant guerre . Ses histoires sont souvent insolites et teintées d'humour noir. "Le Mort en Fuite" (1936) d'André Berthomieu, "Simplet" (1943) de Fernandel, et surtout son association avec Maurice Tourneur , pour "Justin de Marseille" (1935) et "Le Val d'Enfer" (1943) , sont ses principaux titres de gloire...
Et, comme ses deux collègues, ou , plus tard, Michel Audiard, il décide de passer à la réalisation pour mettre ses mots en valeur. Il ne sera jamais un grand metteur en scène , mais (et contrairement à Audiard !), il demeurera un excellent scénariste ! Son premier film , et le meilleur, d'ailleurs, "L'Armoire Volante" (1948) est un petit bijou d'humour noir, où Fernandel , étonnamment sobre, se met en quête d'une armoire normande disparue et contenant... le cadavre de sa tante !
Ce premier film est un succès suffisant, qui permet à Rim de mettre en chantier "La Maison Bonnadieu". Plus fin que le précédent, il s'agit d'une satire fine des moeurs bourgeoises , où l'infidélité se vit plutôt sereinement, et où les amants de de madame sont choisis en fonction de leur statut social... Porté excellemment par le tandem Blier /Darrieux, le film est assez délicieux, même si, il est vrai, il aurait mérité un metteur en scène de la trempe d'un Tourneur ou d'un Autant-Lara...
Mais ce que tout le monde ignore, car le film n'est pas resté dans les mémoires, c'est qu'il a abrité un trésor, qui, lui a traversé le temps : une chanson, écrite et interprétée , sur une musique de Van Parys, par Mouloudji , dont ce sera le premier grand succès et qui reste, encore aujourd'hui, un classique de la chanson "parigote" : "La Complainte des Infidèles"...
A plus.
Fred.
vendredi 9 mars 2012
OUAF ! OUAF !
Bonjour les amis !
Je vous recommande chaudement d'aller voir ceci :
Je tiens à préciser d'abord que je suis loin d'être un inconditionnel de l'axe Mermet-Ramonet-Halimi- onde-Diplo-Castro-Chavez. Leur manichéisme et leur tendance fâcheuse à la propagande sous couvert de dénonciation de la propagande m'irritent de plus en plus.
Mais ce film, réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat d'après l'essai de Serge Halimi, lui-même inspiré du célèbre ouvrage de Paul Nizan, vaut le détour.
Car la démonstration est implacable. La démonstration que les mondes politiques, économiques et médiatiques, sont , en France, intimement liés. Et intimement est le mot juste.
En dévoilant, ou plutôt en nous rappelant que telle chaîne, tel journal appartient à tel groupe, qui a tels intérêts, et que cet état de fait est accepté, intégré par les journalistes, qui vont jusqu'à faire des "ménages" rémunérés , à l'encontre de toute déontologie.
En révélant que les "Experts" néo-libéraux et omniprésents dans les médias ont tous des jetons dans telle ou telle banque, tel ou tel groupe d'influence, ce que l'on ne rappelle jamais au spectateur...
Et en évoquant l'incroyable omerta qui règne dans ce pays autour de ce sujet et de son corollaire évident : le CONFLIT D'INTERÊT.
Alors, oui, on peut déplorer quelques effets de montage faciles, des sujets survolés alors qu'ils sont pour moi insurvolables (Outreau !), et un commentaire un peu trop présent : j'aurais, par exemple, bien voulu voir et entendre dans son intégralité et "brut de pomme" ce moment d'anthologie où François Bayrou, en 2006, met en cause TF1 ... sur TF1 devant une Claire Chazal paniquée , énervée, désemparée.
Mais ces petites réserves ne doivent pas vous empêcher d'aller voir ce documentaire d'utilité publique. Il passe au Dietrich la semaine prochaine. Mais j'ai eu la chance de la voir à Gencay. Eh ouais, nous, en banlieue, on est à la pointe !
A plus.
Fred.
Je vous recommande chaudement d'aller voir ceci :
Je tiens à préciser d'abord que je suis loin d'être un inconditionnel de l'axe Mermet-Ramonet-Halimi- onde-Diplo-Castro-Chavez. Leur manichéisme et leur tendance fâcheuse à la propagande sous couvert de dénonciation de la propagande m'irritent de plus en plus.
Mais ce film, réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat d'après l'essai de Serge Halimi, lui-même inspiré du célèbre ouvrage de Paul Nizan, vaut le détour.
Car la démonstration est implacable. La démonstration que les mondes politiques, économiques et médiatiques, sont , en France, intimement liés. Et intimement est le mot juste.
En dévoilant, ou plutôt en nous rappelant que telle chaîne, tel journal appartient à tel groupe, qui a tels intérêts, et que cet état de fait est accepté, intégré par les journalistes, qui vont jusqu'à faire des "ménages" rémunérés , à l'encontre de toute déontologie.
En révélant que les "Experts" néo-libéraux et omniprésents dans les médias ont tous des jetons dans telle ou telle banque, tel ou tel groupe d'influence, ce que l'on ne rappelle jamais au spectateur...
Et en évoquant l'incroyable omerta qui règne dans ce pays autour de ce sujet et de son corollaire évident : le CONFLIT D'INTERÊT.
Alors, oui, on peut déplorer quelques effets de montage faciles, des sujets survolés alors qu'ils sont pour moi insurvolables (Outreau !), et un commentaire un peu trop présent : j'aurais, par exemple, bien voulu voir et entendre dans son intégralité et "brut de pomme" ce moment d'anthologie où François Bayrou, en 2006, met en cause TF1 ... sur TF1 devant une Claire Chazal paniquée , énervée, désemparée.
Mais ces petites réserves ne doivent pas vous empêcher d'aller voir ce documentaire d'utilité publique. Il passe au Dietrich la semaine prochaine. Mais j'ai eu la chance de la voir à Gencay. Eh ouais, nous, en banlieue, on est à la pointe !
A plus.
Fred.
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