jeudi 8 mars 2012

ARRÊTEZ-LE OU IL FAIT UN BONHEUR !

Bonjour les amis !

Ca y est, l'artillerie lourde est sortie. Nicolas Sarkozy l'a affirmé ce matin : s'il perd cette élection, il ARRÊTE LA POLITIQUE !
Voilà, à mon avis, qui devrait faire baisser l'abstention en conséquence, convaincre les plus hésitants, et inciter Jean-François Copé à ouvrir le champagne.
On hésite à y croire. Que fera-t-il, notre hyper-nerveux, si la politique ne veut plus de lui ?
- Acteur dans "Les Visiteurs 4" ?
- Vigile pour Bernard Arnault ?
- Radar automatique sur l'Avenue de Neuilly ?
- Installation d'Art Contemporain au Château de Versailles ?
- RIEN ?

Quoiqu'il en soit, il rendra (enfin) un fier service à son pays...

A plus.
Fred.

mercredi 7 mars 2012

L'HOMME INVISIBLE...

Bonjour les amis !

Je n'ai pas regardé la prestation de notre cher président, hier soir, sur France 2. Je ne suis pas masochiste, et, en plus,y'avait Dr House sur TF1...
Je me suis dit que j'allais en entendre parler, en long, en large, et en travers, ce matin, à la radio...
Et là... rien. En tous cas, pas grand'chose. Pas d'analyses, pas de réactions, deux-trois phrases de résumé, tout au plus.
Et j'ai réalisé que Sarko, Nicolas Sarkozy, l'homme qui avait réussi à ne faire parler QUE de lui dans les média entre 2004 et 2007, et même après l'homme autour de qui se faisaient les débats, les enthousiasmes, les indignations, dans le public ou dans le privé, ce Sarkozy-là... ne créait plus le buzz. Etait passé de mode. N'existait plus.
Quand il fait du vent, personne ne sent plus le courant d'air.
Ou, pour paraphraser sa fameuse phrase sur les grèves : "Aujourd'hui, quand un président fait campagne dans le pays, plus personne ne s'en aperçoit..."

A plus.
Fred.

lundi 5 mars 2012

SIMPLE PETIT DETAIL;...

Bonjour les amis !

Aujourd'hui, France Inter était à Moscou, à l'occasion de la parodie d'élection présidentielle...
Miss Pascale Clarke recevait le cinéaste Pavel Lounguine. Et Miss Clarke était visiblement contrariée du manque d'indignation, du relatif optimisme du cinéaste, tandis qu'elle ne manquait pas , elle , de faire des petits commentaires acerbes sur la Russie Poutinienne.
Ca m'a agacé. C'a m'a agacé parce que Miss Clarke, elle, dans douze heures, elle est partie. Qu'en tant que notable de France Inter, elle ne risque RIEN à débiner le pouvoir du Kremlin. Pavel Lounguine, lui, tourne des films en Russie, y a des attaches, même si, d'après ce que je sais , il n'y vit pas non plus. En tous cas, il inscrit sa vision dans la durée. Et son discours est empreint d'empathie pour son pays d'origine.
Miss Clarke, elle , dès son retour à Paris, parlera de toute autre chose qui lui tombera sous les yeux. Et elle oubliera. Et nous fera oublier.
Pas la peine , donc, de se poser en donneuse de leçon éditoriale, Pascale. C'est déplacé, c'est suffisant, c'est bête et c'est ... très français, au fond.
Et ça me rappelle une chanson posthume de Brassens, qui disait à peu près ceci :

"J'ai conspué Franco la fleur à la guitare
Durant pas mal d'années ;
Faut dire qu'entre nous deux, simple petit détail
Y avait les Pyrénées ! "

A plus.
Fred.

dimanche 4 mars 2012

CINEMA DE MINUIT - UN PEU DE VIE DANS TON ART, UN PEU D'ART DANS TA VIE !

Bonjour les amis !

Ce soir, à OO H 20 sur France 3 : "Entrée des Artistes" (1938) de Marc Allégret...


Si je devais un jour démontrer à un néophyte la grandeur du cinéma français d'avant-guerre, je lui projetterais "La Grande Illusion" ou "Le Jour se lève"...
Mais si je devais démontrer au même néophyte la grandeur de certains dialoguistes d'avant-guerre, je lui projetterais "Drôle de Drame" signé Prévert, ou... "Entrée des Artistes" signé Henri Jeanson.
En effet, malgré sa renommée, le film d'Allégret n'est pas le chef d'oeuvre que l'on croit. J'ai déjà écrit ici ce que je pensais du style (ou de l'absence de style) du metteur en scène. La petite bluette amoureuse qui est le coeur du film est assez niaise, et si les jeunes comédiens (dont certains promis à un grand avenir, comme Odette Joyeux, Michel Vitold, Roger Blin et Bernard Blier) se débrouillent plutôt bien, ils sont complètement dévorés, le mot est presque faible, par celui qui joue leur professeur de théâtre, et qui l'était , d'ailleurs, pour certains, dans la vie : Louis Jouvet.
Car le film doit sa réussite à la rencontre de ces deux monstres-là : Jouvet et Jeanson.
Journaliste affûté, critique redoutable, authentique langue de pute, Henri Jeanson avait ses têtes. Et il donna les meilleures répliques du film à son grand ami Jouvet. A tel point que certaines répliques du film sont à présent attribuées à Jouvet, dont la plus fameuse : "Un peu de vie dans ton art, un peu d'art dans ta vie"...
La même année, Jeanson joua le même tour à Marcel Carné sur "Hôtel du Nord" , délaissant le tandem de vedettes Annabella/ Jean-Pierre Aumont pour les seconds rôles Arletty et Jouvet, ce qui donna , entre autres , la séquence d'anthologie suivante :



"Entrée des Artistes" est donc un festival Jouvet, qui marque chacune de ses apparitions de sa morgue, de sa distance, assénant de son articulation spécifique d'ancien bègue des sentences définitives sur le théâtre, comme dans cet extrait :



Même les théâtreux, qui trouveront avec raison que cette vision du spectacle est bien datée, conviendront que c'est un délice pour les oreilles...

Jeanson retrouvera encore Jouvet , et le théâtre, presque dix ans plus tard ,en 1946, dans "Le Revenant" de Christian-Jaque, plus fort, plus noir, plus vrai...



A plus.
Fred.

samedi 3 mars 2012

MORT D'UN CHARLOT...

Bonjour les amis !

Dans les années 70, il était facile de passer de la contre-culture à la franchouillardise. Le cher Coluche en est le plus fameux exemple. La même mésaventure est arrivée aux Charlots, dont le leader, Gérard Rinaldi, nous a quittés hier.
Aujourd'hui, on se souvient d'eux comme des représentants d'un cinéma comique ultra-ringard, d'un groupe de copains qui mulitiplia les bidasseries bas-de-gamme...
C'est oublier qu'au départ, les Charlots étaient... subversifs. Ils furent parmi les premiers, dans le sillage d'Antoine, dont ils étaient les musiciens, à arborer des cheveux longs dans la seconde moitié des années 60, ce qui leur valait, rappelons-le, d'être injuriés et même parfois agressés dans la rue. Leurs premières prestations chansonnières, sous l'impulsion de Luis Rego, étaient des parodies absurdes de la variétoche de l'époque, ce qui inclut même la fameuse "Paulette" (1967), dont la débilité assumée écorchait les oreilles des amateurs (alors nombreux) d'opérette :



Ou encore "Sois Erotique" (1970) , parodie "rurale" du "Je t'aime, moi non plus"de Gainsbourg :



Puis vint le cinéma : le triomphe des "Bidasses en Folie" (1970) fut aussi bien public que critique, certains journalistes affirmant alors que l'art de Zidi était supérieur à celui de Tati ! Ah oui ?



Le succès du film modifia la donne. Les Charlots devinrent méchamment rentables. Sentant le vent tourner, Régo quitta le groupe. Rapidement, l'ironie disparut, mais pas la vulgarité, qui s'accentua, aussi bien dans les films que dans les chansons.
A ce titre , "Merci Patron" (1971), chanson militante qui ne dit pas son nom, apparaît comme un brillant dernier sursaut du groupe dans le domaine du poil à gratter :



Le reste de la carrière du groupe s'embourba alors dans des productions de plus en plus médiocres...
Précisons, enfin que Rinaldi avait une vraie voix de chanteur de charme... Il ne s'est pas pour autant privé de chanter des âneries. Pour ce sens de la dérision et les premières années des Charlots, repose en paix, cher Gérard...

A plus.
Fred.

vendredi 2 mars 2012

DERAPAGE SOUS CONTRÔLE ?

Bonjour les amis !

Notre président Sarkozy s'est donc fait chahuter, hier, à Bayonne.
Ca m'a surpris.
Nous savons bien, que, depuis le début de son quinquennat, notre président a pris l'habitude de bétonner ses sorties publiques : en faisant passer des castings à ses interlocuteurs, afin qu'ils soient bienveillants ET plus petits que lui, et surtout, en faisant le vide, interdisant les accès parfois plusieurs centaines de mètres à la ronde ...
Et là, tiens : ça dégénère ... La sécurité se relâche-t-elle... Ou lui a-t-on demandé de se relâcher ? Ca a en tous cas permis au principal intéressé de se poser en victime et d'accuser son principal adversaire d'avoir organisé l'émeute... Hum... Alors, déjà, Hollande en agitateur, ça me parle pas trop, mais alors, en plus, à la tête d'une meute de socialistes déchaînés... Je sais qu'on a fait des progrès en matière d'effets spéciaux, mais, là, même en 3D, on voit les ficelles...
Bon, tout de même, les images, parce que, malgré tout, ça fait du bien de voir ça :



A plus.
Fred.

jeudi 1 mars 2012

POVTICHOUX !

Bonjour les amis !

Suite à l'annonce fiscale, certes un peu abracadabrantesque , de François Hollande et sa fameuse taxation à 75 % des "très riches", on s'attendait bien à quelques chouinements de ci de là. J'avoue que j'attendais plutôt ça du côté des grands patrons. Eh bien non, la riposte vient... des footballeurs !
En témoigne cette intevention de Christophe Jallet, qui n'est pas sans évoquer les plus grands moments de Marjorie Poulet :

Foot - L1 : Vers un exode massif des joueurs ? - kewego
Interrogé sur la proposition de François Hollande de taxer les très hauts revenus, Christophe Jallet semblait plus que dubitatif, sans pour autant se prononcer sur le bien fondé de cette mesure et sa réception dans le milieu sportif.

Mauvaise pioche, messieurs les footeux ! Car si on trouve encore, et c'est bien normal, des gens qui contestent l'impôt au nom du mérite et de l'enrichissement personnel, on en trouve bien peu pour trouver "normales" les sommes ASTRONOMIQUES reçues par de jeunes athlètes tapant dans une baballe SANS OBLIGATION DE RESULTATS !!!
A l'heure où le Qatar brasse des millions au PSG, la famille du football est vraiment, vraiment, vraiment mal placée pour se plaindre ! Mais qu'ils continuent, sans réfléchir (le peuvent-ils ?), ils vont finir par rendre crédible une proposition qui fleure quand même un peu l'improvisation...

A plus.
Fred.

PS : A propos d'improvisation, n'oubliez pas le Cabaret Impro de l'ADIV , ce soir à 21 H au Zinc !