mercredi 3 octobre 2012

EST-CE QUE PARIER, C'EST TROMPER ?

Bonjour les amis !

Bon, j'y connais rien. Ni en paris ni en sport.
Mais j'aimerais bien qu'on m'explique.
Le fameux Karabatic explique qu'avec sa copine, ils ont parié à l'occasion du match Montpellier/ Cesson. Enfin, elle. Déjà, ils ont pas le droit. Normal. Chose vraiment dérangeante, ils ont parié contre l'équipe de monsieur. Ce qui sera, déjà , une bonne leçon pour ceux qui nous pètent les couilles à longueur d'année avec l'éthique du sport. Il n'y a pas, il n'y aura jamais d'éthique du sport, du moins dans le sport professionnel. Par contre, visiblement, il n'y a pas de petits profits. Jusqu'ici, rien de surprenant.
C'est après que je ne comprends plus. Monsieur Karabatic , lui, dit que ça s'arrête là, et que, en revanche, il n'a pas fait perdre son équipe. Monsieur Karabatic est donc schizophrène. Si je suis sûr d'avoir un susucre si j'appuie sur le bouton A, je ne vais pas donner le meilleur de moi-même pour appuyer sur le bouton B.
En défendant cette théorie fumeuse, et en attirant la compassion sur lui à grands coups de chialade, monsieur Karabatic compte sur le manque d'intelligence des amateurs de sport de haut niveau. Sans vouloir être pessimiste, je pense qu"il a bien raison. On a vu des amoureux du Tour de France excuser le dopage pour moins que ça.
Reste, comme pour DSK, le problème de l'image : tout comme l'ancien président du FMI, malgré les non-lieux, sera désormais toujours considéré comme un vieux priapique libidineux, l'ancien champion de hand-ball apparaîtra, dans les temps à venir , comme un p'tit filou mal rasé, soldant ses paris au fond d'une impasse, ou dans l'arrière-cour d'un lugubre PMU.
Perso, je préfère garder mon empathie pour les ex-salariés de Florange...
Et vive le sport , c'est un modèle pour la jeunesse !

A plus.
Fred.

Et pour illustrer mon propos, une petite chanson de l'époque où  Philippe Val avait raison (1978- que de reniements depuis ! Il aurait quand même pu virer Jacques Vendroux !) :












mardi 2 octobre 2012

LE ROI EST NU... ET IL A UN FLINGUE A LA MAIN !

Bonjour les amis !

"Echirolles, c'est le Texas !". Cette phrase a déjà fait le tour de tous les JT.
On découvre, à l'occasion de la mort insupportable de deux jeunes gens, que Grenoble n'est pas une ville sûre...
Je suis toujours épaté quand j'entends les politiques et les média faire semblant de découvrir la violence inhérente à Grenoble... Ou à Marseille.
J'ai toujours entendu parler de ces deux villes comme de villes... de truands. Des villes tenues par le Milieu, quoi.
Pour Marseille, ça ne date vraiment pas d'hier : déjà, dans les années 30, un film remarquable tenait  la chronique d'une Canabière aux antipodes de celle de Pagnol.
"Justin de Marseille" (1934) de Maurice Tourneur ...


Ce Marseille du trafic qui sera également évoqué dans le fameux "French Connection" de Friedkin (1972)...


Le Milieu Grenoblois a moins inspiré le cinéma. Mais Lucas Belvaux y a quand même situé sa noire trilogie Après La Vie / Cavale/ Un Couple Epatant . Celui qui aura paradoxalement inscrit Grenoble dans la mémoire collective du crime organisé est... Fernand Raynaud, avec son sketch "Ne me parle pas de Grenoble" où il joue... un Marseillais !
Tout cela pour dire que la violence de ces deux villes est légendaire, et qu'il ne faut pas s'étonner qu'elle déteigne sur la petite délinquance des quartiers. Il faut aussi arrêter de prendre les gens pour des truffes vivant dans un monde sans milieu et sans truands.
Ou alors il faut vraiment s'attaquer au milieu et aux truands. Eh oui. On a pas dit que c'était facile
Surtout dans un monde qui encense les "Sopranos"...

A plus.
Fred.



 

lundi 1 octobre 2012

MONTEFOUR...

Bonjour les amis !

Eh bien, il a perdu de sa superbe, le valeureux pourfendeur des entreprises délocalisantes, le héraut suffisant de l'ouvrier spolié ! Hier soir, sur France 2, il faisait plutôt profil bas. Soyons tout de même indulgent : lui offrir un ministère du "redressement productif" était presque aussi casse-gueule qu'un ministère de la réhabilitation des  maréchaux-ferrants ou des Vélosolex. Cela fait plus de trente ans que l'on "casse" la sidérurgie en Europe, il va pas retourner le plateau de jeu tout seul avec ses petites mimines ( même si c'est ce qu'il avait promis...).
Un moment surprenant : celui où Delahousse, intervieweur malin, demande  à Montebourg pourquoi il ne songe pas , carrément, à la nationalisation d'Arcelor ! L'autre blêmit, puis répond  d'abord que c'est "prématuré " ! Evidemment , Delahousse bondit : "Prématuré ?" "- Euh, disons que ce n'est pas à l'ordre du jour !". S'ensuit un petit développement où Montebourg explique que nationaliser ne serait pas la solution car l'Etat "est un mauvais actionnaire". 
Eh bien, cet argument d'un Etat incapable de gérer une entreprise, d'établir des stratégies, c'est curieusement une des attaques préférées des théoriciens libéraux...De la part de quelqu'un que l'on taxe régulièrement de "marxiste", voilà  qui ne manquera pas d'étonner...
Et pendant ce temps, en Lorraine, et ailleurs, on souffre...

A plus.
Fred.

Bonus : comme disait Mélenchon , "Qu'ils s'en aillent tous !"


samedi 29 septembre 2012

CINEMA DE MINUIT - UN CASTING A DAMNER UN SEIN...

Bonjour les amis !

Demain, soir, sur F3, à 00 H 25 : "La Chaleur du Sein" (1938) de Jean Boyer...


Après "Un Mauvais Garçon" diffusé il y a quelques semaines, nous retrouvons le prolifique et si inégal Jean Boyer. Ici, il adapte une pièce signée par l'obscur André Birabeau. Classé parmi les "auteurs gais", comme on disait à l'époque, il est l'auteur pour le théâtre de "On a trouvé une femme nue" ou encore d'"Une Sacrée Petite Blonde" ! Ca laisse songeur...
Soyons clairs : comme il le fera très souvent, Boyer s'appuie ici sur ses acteurs , 5 "monstres sacrés " absolument tous terrains. D'abord, Arletty .

Arletty qui est alors dans sa période faste , tournant jusqu'à quatre films par an . Cette année 1938, elle tourne dans "Le Petit Chose" , de Maurice Cloche, d'après Daudet, et, bien sûr, dans le fameux "Hôtel du Nord" de Carné et Jeanson, avec Jouvet :


Ensuite, Michel Simon, qui , depuis l'échec du "Boudu sauvé des eaux" de Renoir, dont il était acteur et producteur, n'était plus très regardant sur les choix de ses films.


Ami d'Arletty, ils se retrouveront souvent sur les plateaux, pour le "Fric-Frac" d'Autant-Lara ou "Circonstances Atténuantes" , encore de Boyer, où ils créent la mythique chanson "Comme de Bien Entendu" :

On trouve également deux fameux seconds rôles : Pierre Larquey et Gabrielle Dorziat.




Dorziat est déjà une doyenne du théâtre français quand le cinéma la happe, dans les années 30. Il ne la la lâchera plus jusqu'au milieu des années 60. Jouant aussi bien des mères attentionnées que des douairières tyranniques, elle tiendra la dragée haute aux plus grandes gueules du cinéma français , d'Harry Baur à Gabin en passant par Fresnay, sans jamais tomber dans la caricature...
Autre grande dame du théâtre : Marguerite Moreno .
Elle entre très jeune à la Comédie-Française, côtoie Stéphane Mallarmé, Paul Valéry ( qui dira d'elle qu'elle était la seule actrice à savoir dire des vers), Colette et Sarah Bernhardt. Après s'être tournée vers le registre de la comédie, elle est, elle aussi, captée par le cinéma dès le début du parlant,  pour des rôles de grande vieille dame fofolle ou cassante. Elle fut l'une des actrices fétiches de Guitry , et le grand public se souvient d'elle dans "Le Roman d'un Tricheur".



 Néanmoins, son plus beau rôle au cinéma, et un des ses derniers,  fut  dans le "Douce " d'Autant-Lara (1943) en marâtre sans pitié :


Bref, ce film promet d'être un régal de numéros d'acteurs... Ce qui est une des délicieuses spécificités du cinéma français des années 30...

Extrait du film, avec Simon et Moreno :



A plus.
Fred.


lundi 24 septembre 2012

LES CAVES SE REBIFFENT...

Bonjour les amis !

Que se passe-t-il dans le monde merveilleux de la promotion audiovisuelle ?
Episode 1 : Jeudi matin, Joey Starr, en tournée de promotion pour la probable bouse "Les Seigneurs", colle un lapin de dernière minute à l'émission matinale de Pascale Clark, pourtant une de ses plus gloussantes groupies...
Episode 2 : le même Joey Starr, invité le même jour sur RTL-TV, prend la mouche après un "chut" (??!!!) du présentateur et bousille carrément l'interview, au grand dam de Gad Elmaleh, également invité...


Episode 3 : vendredi, la chanteuse Jenifer colle à son tour un lapin de dernière minute à Catherine Ceylac et à son émission "Thé ou café" sur France 2. L'animatrice vexée conseille alors à la chanteuse de changer de métier...
Episode 4 ou "le pompon" : le manager de la chanteuse justifie le lapin de Jenifer en arguant qu'elle "n'aime pas parler d'elle" !

Je n'aime pas beaucoup parler de ces incidents médiatiques qui sont un peu le degré zéro de la polémique. Mais il n'est pas interdit de rêver . Et si c'était une vague de fond ? Si ces "peoples", "bons clients", "artistes populaires" , que leurs bailleurs de fonds somment d'aller vendre le dernier navet ou la dernière ritournelle sur tous les plateaux, dans tous les studios pendant quinze jours, si ces marionnettes-là refusaient tous, un beau jour de jouer le jeu ? De balancer les mêmes clichés insipides, les mêmes qualificatifs calculés pour appâter le chaland ? Si les caves se rebiffaient ?

Eh bien, les journalistes , dépités, désoeuvrés, n'auraient plus qu'une seule solution :
inviter des artistes qui n'ont pas d'actualité !
Délivrés de l'obligation de résultat et de la parade mercantile, journaliste et invité pourraient enfin passer aux choses sérieuses...

I have a dream !

A plus.
Fred.

dimanche 23 septembre 2012

CINEMA DE MINUIT - IL EST LIBRE, MAX...

Bonjour les amis !

Ce soir, à OO H 25, sur France 3 : " Divine" (1935) de Max Ophüls...


Wow ! Derrière l'écran, que du beau linge ! D'abord le jeune Max Ophüls. Comme le Billy Wilder de "Mauvaise Graine" , Ophüls, juif,  s'est enfui de l'Allemagne nazie pour se réfugier en France. Là-bas, il avait pourtant commencé à se faire remarquer en tant que metteur en scène, notamment avec "Liebelei", inspiré de la pièce de Schnitzler, avec en vedette Magda Schneider, la maman de Romy :


( On notera au passage la ressemblance troublante entre Magda, sa fille, et même sa petite-fille, Sarah Biasini...)

Mais en France, Ophüls repart à zéro, qui plus est dans un cinéma français alors fort xénophobe. Le 6 Fèvrier 34 est passé par là... "Divine" est donc une commande, et qui plus est une commande de seconde main : le film devait être à l'origine réalisé par le piteux Jean Tarride...
Mais Ophüls bénéficie quand même d'un scénario et de dialogues signés par madame Colette elle-même.
Celle-ci traverse alors une mauvais passe financière ( ça coûte cher, la patée pour chats !) et le cinéma parlant nouveau-né a besoin de dialoguistes... Colette fournira beaucoup dans ces années-là, mais paradoxalement, ses contributions cinématographiques ne vaudront jamais les adaptations de ses oeuvres par d'autres...
La distribution est plus inquiétante.. Le rôle principal féminin est en effet incarné par Simone Berriau.


Sa renommée, Berriau la doit surtout à l'Opéra-Comique , où elle chante dès le milieu des années 20. Mondaine, amie des arts et lettres , comme on dit, elle se lie d'amitié avec, excusez du peu, Jouvet , Chaplin ... ou Colette . En 1935, un problème de cordes vocales lui fait abandonner le chant. Elle se lance alors dans le cinéma, où elle ne restera pas dans les mémoires, même si Ophüls lui offre son meilleur rôle, pas dans "Divine" ,mais dans son film suivant, "La Tendre Ennemie" (1936).
En 1942, elle se recycle , avec cette fois un grand bonheur : elle devient directrice du Théâtre-Antoine, poste qu'elle occupera jusqu'à sa mort , en 1984 . On lui doit, et ce n'est pas rien, la création de pièces de Jean-Paul Sartre, de Pinter ,d'Arthur Miller ... En 1956, elle donne également sa première chance au jeune Peter Brook...
Son partenaire masculin est Georges Rigaud.

Argentin d'origine, il est révélé par "Quatorze Juillet" de René Clair . Il traînera sa silhouette jusqu'à l'Occupation, où il repart pour l'Argentine... Il mène à partir de là une carrière internationale, mais dans des rôles de plus en plus secondaires  il ne cessera cependant jamais de tourner jusqu'à sa mort, en 84 également.
Ces deux comédiens paraissent  un peu faiblards pour porter cette histoire déjà balourde d'une fille de la campagne s'essayant au music-hall et perdant ses illusions...
Plus intéressants sont deux des seconds rôles présents dans le film : Gina Manès, d'abord .


 Véritable icône du cinéma muet français, on la surnommait "La Vamp aux yeux d'émeraude". Elle passe avec succès le passage au parlant... mais prend le risque, en 1931, de faire une pause, pour partir ... tenir une cantine routière près de Marrakech, au Maroc ! Quand elle revient deux ans plus tard, les places de séductrices sont prises .Elle surnagera alors difficilement, de seconds en troisièmes rôles, et sera même dresseuse de tigres à Médrano !

Et puis l'on aperçoit également, dans ce film ... Philippe Hériat.






Philippe Hériat , comédien et assistant depuis le début des années 20, et qui , parallèlement, écrivait des romans.  Il obtient  le Prix Renaudot en 31 pour "L'Innocent ". Ce qui changera la donne .  Il publiera en 1939 le premier volume de sa fameuse saga "Les Boussardel". "Divine" est son dernier film en tant qu'acteur.

Bref, un film sans doute mineur, à voir par curiosité....

A plus.
Fred.









vendredi 21 septembre 2012

DROIT DE SUITE...

Bonjour les amis !

Quelques remarques en vrac sur le sujet qui nous occupe depuis quelques jours :

Il s'avère que les 250 pinpins , déjà pas nombreux, donc, qui ont soi-disant mis le feu aux rues de Paris samedi dernier n'étaient en fait que... 180 !
Hum. Toute cette histoire devient carrément ridicule. Combien on parie que si, demain, il y a un seul manifestant dans la rue, les journaux titreront quand même "Peur sur la Ville" ?

*

Hier, dans "La-Bas si j'y suis" sur Inter, Daniel Mermet regrettait que Charlie Hebdo ne prenne pour cibles que les musulmans, et n'ait pas d'autres centres d'intérêts. Bon, le connaissant comme on le connait, je suppose que ce bon Daniel voulait parler d'Israël. Comme quoi, lui non plus, il n'a pas vu le rabbin sur la couverture. C'est dingue, les effets de la crise : plus personne peut se payer l'ophtalmo...

*

Le Prix Albert Londres est remis à la pathétique Dorothée Olliéric ( ça rime !), envoyée spéciale de France 2 à Tunis, qui a posé cette question ahurissante à une ressortissante française mise sous surveillance :
- Et vous, vous en voulez à Charlie Hebdo ?
Ce à quoi la brave dame répond , bien sûr :
- Ah bah oui, ah oui, je leur en veux !
 Le ressenti primaire comme vérité ultime. Le degré zéro. Le monde comme une cour de récré ou une émission de Delarue.
Bientôt, on demandera aux chômeurs :
-Vous n'avez plus de travail. Vous en voulez à François Hollande ?
Et aux riches :
- Vous êtes obligés de partir en Belgique. Vous en voulez à la France ?
Et surtout :
- Vous ne comprenez rien à ce qui se passe dans le monde . Vous en voulez à France 2 ?

*

Et  pour en finir, voici un dessin, datant, je crois, de la première affaire des caricatures, et qui résume assez bien la problématique qui nous occupe :


A part ça, il faudra vraiment que je vous parle de l'évêque Barbarin...

A plus.
Fred.