mardi 20 mars 2012

CINEMA DE MINUIT - SOUVENIR ET PEINE PERDUE...

Bonjour les amis !

Dimanche dernier, à 00 H 00, sur F3 : "Souvenirs Perdus" (1950) de Christian-Jaque...


Il y a des films dont on ne comprend pas, au premier coup d'oeil, pourquoi on n'en a jamais entendu parler. On constate une distribution prestigieuse : Gérard Philipe, Bernard Blier, Pierre Brasseur, Edwige Feuillère, Yves Montand, François Périer, Suzy Delair. Du bon, du très bon. On sait que le réalisateur Christian-Jaque est capable de mener sa barque. Enfin, en lisant le générique plus précisément, on découvre qu'EN PLUS, le scénario et les dialogues sont signés Henri Jeanson et Jacques & Pierre Prévert ! On s'attend donc à une pépite.
Et puis... rien. ou si peu. "Souvenirs Perdus" est un film décevant. Il appartient au genre alors naissant des films à sketches. Mais aucun des 4 chapitres , liés entre eux par un "objet perdu" n'est vraiment satisfaisant. Les dialoguistes semblent se caricaturer, ainsi que les acteurs : Philipe , en assassin fou mais tellement séduisant, Brasseur en filou, Blier en flic nigaud, et Montand (très gauche !) en ... chanteur des rues. La seule vraie curiosité du film est d'ailleurs la présence de chansons inoubliables de Prévert et Kosma , dont "Tournesol" :



La vogue des films à sketches a décollé dès les années 30, à Hollywood. Pendant cette période, on collait diverses scènes avec divers acteurs grâce à une intrigue fil rouge. Ce procédé était alors considéré comme un peu bâtard, et il faudra le "Carnet de Bal" de Julien Duvivier (1937) pour lui donner ses premières lettres de noblesse...

Après la guerre, le genre revient à la mode, d'abord en Angleterre, avec "Au Coeur de la nuit" (1946) et, en France , avec "Retour à la vie " (1948).
Mais c'est le cinéma italien qui lui fera une place de choix, avec, par exemple, les fameux "Monstres " de Dino Risi (1960)...



Au début des années 60, la Nouvelle Vague s'en emparera goulument... Mais cela, c'est une autre histoire...

A plus.
Fred.

vendredi 16 mars 2012

CINEMA DE MINUIT (PROLOGUE) + COPINAGE...

Bonjour les amis !

Dimanche soir, à OO H 00, sur France 3 : "Souvenirs Perdus" (1950) de Christian-Jaque...


Pour cause de week-end chargé, je ne puis vous livrer en temps et en heure un article sur le film de la semaine. Faites comme moi : regardez-le donc (la distribution est alléchante...) et je vous en reparle dans le courant de la semaine prochaine...

D'autre part, si vous ne faites rien ce soir, je vous encourage fermement à aller voir "INOFFENSIF ( titre provisoire)", le délicieux nouveau spectacle de Jérôme Rouger...
C'est ce soir, à 20 H 30, à la M3Q !


A plus.
Fred.

samedi 10 mars 2012

CINEMA DE MINUIT - N'OUBLIEZ PAS DE FOURNIR UN RIM...

Bonjour les amis !

Demain soir, à 00 H 15, sur France 3 : "La Maison Bonnadieu" (1951) de Carlo Rim...



Carlo Rim est, à l'instar de Yves Mirande ou d'Henri Jeanson, un des scénaristes-dialoguistes les plus côtés de l'avant guerre . Ses histoires sont souvent insolites et teintées d'humour noir. "Le Mort en Fuite" (1936) d'André Berthomieu, "Simplet" (1943) de Fernandel, et surtout son association avec Maurice Tourneur , pour "Justin de Marseille" (1935) et "Le Val d'Enfer" (1943) , sont ses principaux titres de gloire...

Et, comme ses deux collègues, ou , plus tard, Michel Audiard, il décide de passer à la réalisation pour mettre ses mots en valeur. Il ne sera jamais un grand metteur en scène , mais (et contrairement à Audiard !), il demeurera un excellent scénariste ! Son premier film , et le meilleur, d'ailleurs, "L'Armoire Volante" (1948) est un petit bijou d'humour noir, où Fernandel , étonnamment sobre, se met en quête d'une armoire normande disparue et contenant... le cadavre de sa tante !



Ce premier film est un succès suffisant, qui permet à Rim de mettre en chantier "La Maison Bonnadieu". Plus fin que le précédent, il s'agit d'une satire fine des moeurs bourgeoises , où l'infidélité se vit plutôt sereinement, et où les amants de de madame sont choisis en fonction de leur statut social... Porté excellemment par le tandem Blier /Darrieux, le film est assez délicieux, même si, il est vrai, il aurait mérité un metteur en scène de la trempe d'un Tourneur ou d'un Autant-Lara...
Mais ce que tout le monde ignore, car le film n'est pas resté dans les mémoires, c'est qu'il a abrité un trésor, qui, lui a traversé le temps : une chanson, écrite et interprétée , sur une musique de Van Parys, par Mouloudji , dont ce sera le premier grand succès et qui reste, encore aujourd'hui, un classique de la chanson "parigote" : "La Complainte des Infidèles"...



A plus.
Fred.

vendredi 9 mars 2012

OUAF ! OUAF !

Bonjour les amis !

Je vous recommande chaudement d'aller voir ceci :


Je tiens à préciser d'abord que je suis loin d'être un inconditionnel de l'axe Mermet-Ramonet-Halimi- onde-Diplo-Castro-Chavez. Leur manichéisme et leur tendance fâcheuse à la propagande sous couvert de dénonciation de la propagande m'irritent de plus en plus.
Mais ce film, réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat d'après l'essai de Serge Halimi, lui-même inspiré du célèbre ouvrage de Paul Nizan, vaut le détour.
Car la démonstration est implacable. La démonstration que les mondes politiques, économiques et médiatiques, sont , en France, intimement liés. Et intimement est le mot juste.
En dévoilant, ou plutôt en nous rappelant que telle chaîne, tel journal appartient à tel groupe, qui a tels intérêts, et que cet état de fait est accepté, intégré par les journalistes, qui vont jusqu'à faire des "ménages" rémunérés , à l'encontre de toute déontologie.
En révélant que les "Experts" néo-libéraux et omniprésents dans les médias ont tous des jetons dans telle ou telle banque, tel ou tel groupe d'influence, ce que l'on ne rappelle jamais au spectateur...
Et en évoquant l'incroyable omerta qui règne dans ce pays autour de ce sujet et de son corollaire évident : le CONFLIT D'INTERÊT.
Alors, oui, on peut déplorer quelques effets de montage faciles, des sujets survolés alors qu'ils sont pour moi insurvolables (Outreau !), et un commentaire un peu trop présent : j'aurais, par exemple, bien voulu voir et entendre dans son intégralité et "brut de pomme" ce moment d'anthologie où François Bayrou, en 2006, met en cause TF1 ... sur TF1 devant une Claire Chazal paniquée , énervée, désemparée.
Mais ces petites réserves ne doivent pas vous empêcher d'aller voir ce documentaire d'utilité publique. Il passe au Dietrich la semaine prochaine. Mais j'ai eu la chance de la voir à Gencay. Eh ouais, nous, en banlieue, on est à la pointe !



A plus.
Fred.

jeudi 8 mars 2012

ARRÊTEZ-LE OU IL FAIT UN BONHEUR !

Bonjour les amis !

Ca y est, l'artillerie lourde est sortie. Nicolas Sarkozy l'a affirmé ce matin : s'il perd cette élection, il ARRÊTE LA POLITIQUE !
Voilà, à mon avis, qui devrait faire baisser l'abstention en conséquence, convaincre les plus hésitants, et inciter Jean-François Copé à ouvrir le champagne.
On hésite à y croire. Que fera-t-il, notre hyper-nerveux, si la politique ne veut plus de lui ?
- Acteur dans "Les Visiteurs 4" ?
- Vigile pour Bernard Arnault ?
- Radar automatique sur l'Avenue de Neuilly ?
- Installation d'Art Contemporain au Château de Versailles ?
- RIEN ?

Quoiqu'il en soit, il rendra (enfin) un fier service à son pays...

A plus.
Fred.

mercredi 7 mars 2012

L'HOMME INVISIBLE...

Bonjour les amis !

Je n'ai pas regardé la prestation de notre cher président, hier soir, sur France 2. Je ne suis pas masochiste, et, en plus,y'avait Dr House sur TF1...
Je me suis dit que j'allais en entendre parler, en long, en large, et en travers, ce matin, à la radio...
Et là... rien. En tous cas, pas grand'chose. Pas d'analyses, pas de réactions, deux-trois phrases de résumé, tout au plus.
Et j'ai réalisé que Sarko, Nicolas Sarkozy, l'homme qui avait réussi à ne faire parler QUE de lui dans les média entre 2004 et 2007, et même après l'homme autour de qui se faisaient les débats, les enthousiasmes, les indignations, dans le public ou dans le privé, ce Sarkozy-là... ne créait plus le buzz. Etait passé de mode. N'existait plus.
Quand il fait du vent, personne ne sent plus le courant d'air.
Ou, pour paraphraser sa fameuse phrase sur les grèves : "Aujourd'hui, quand un président fait campagne dans le pays, plus personne ne s'en aperçoit..."

A plus.
Fred.

lundi 5 mars 2012

SIMPLE PETIT DETAIL;...

Bonjour les amis !

Aujourd'hui, France Inter était à Moscou, à l'occasion de la parodie d'élection présidentielle...
Miss Pascale Clarke recevait le cinéaste Pavel Lounguine. Et Miss Clarke était visiblement contrariée du manque d'indignation, du relatif optimisme du cinéaste, tandis qu'elle ne manquait pas , elle , de faire des petits commentaires acerbes sur la Russie Poutinienne.
Ca m'a agacé. C'a m'a agacé parce que Miss Clarke, elle, dans douze heures, elle est partie. Qu'en tant que notable de France Inter, elle ne risque RIEN à débiner le pouvoir du Kremlin. Pavel Lounguine, lui, tourne des films en Russie, y a des attaches, même si, d'après ce que je sais , il n'y vit pas non plus. En tous cas, il inscrit sa vision dans la durée. Et son discours est empreint d'empathie pour son pays d'origine.
Miss Clarke, elle , dès son retour à Paris, parlera de toute autre chose qui lui tombera sous les yeux. Et elle oubliera. Et nous fera oublier.
Pas la peine , donc, de se poser en donneuse de leçon éditoriale, Pascale. C'est déplacé, c'est suffisant, c'est bête et c'est ... très français, au fond.
Et ça me rappelle une chanson posthume de Brassens, qui disait à peu près ceci :

"J'ai conspué Franco la fleur à la guitare
Durant pas mal d'années ;
Faut dire qu'entre nous deux, simple petit détail
Y avait les Pyrénées ! "

A plus.
Fred.