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dimanche 15 avril 2012

CINEMA DE MINUIT - LA BEAUTE CACHEE DES LAIRDS, DES LAIRDS...

Bonjour les amis !

ce soir, à 00 H 20, sur France 3, début d'un cyle "Films Noirs" avec "Hangover Square" ( 1945) de John Brahm...


John Brahm est connu des historiens du cinéma pour deux films noirs flamboyants : "Jack L'Eventreur" (1944) et ce "Hangover Square", où il dirige Laird Cregar, dont ce sera le 16 ème... et dernier film.


Venu de Broadway, où il jouait Oscar Wilde, Cregar est remarqué par la Fox au début des années 40. Après quelques seconds rôles dans des films importants, il se fait remarquer en flic inquiétant dans le premier film noir du studio : "I Wake up Screaming " (1941) :



Ce qui l'amène , l'année suivante, à jouer le superbe "grand méchant" de "Tueur à Gages", aux côtés de Veronica Lake et Alan Ladd :



Sa carrière est lancée, mais son physique massif et imposant le condamne aux rôles charismatiques et négatifs. Sa rencontre avec Lubitsch n'y changera rien , le cinéaste de l'élégance lui confiant, dans son "Ciel peut attendre", le rôle... du diable !



C'est en 1944 que le drame se joue . La rencontre John Brahm/Laird Cregar s'avère miraculeuse, et "Jack l'Eventreur" (1944) est un énorme succès. Cregar devient une star, mais il y joue, une fois encore, le rôle d'un assassin.
L'acteur n'en peut plus. Il voudrait jouer des rôles positifs , des jeunes premiers, mais les producteurs lui rient au nez. Il décide alors de s'imposer des cures d'amaigrissement drastiques et se gave d'amphétamines pour tenir le coup.



Mais les producteurs , s'acharnant à renouveler le succès de "L'Eventreur", lui confient dans "Hangover Square" le rôle d'un compositeur atteint de folie meurtrière.
Cregar perdra son pari de façon définitive : à l'issue d'une opération à l'estomac, il succombe à une crise cardiaque le 2 Décembre 1944.
Hollywood n'était pas tendre avec les "ronds" . Une dizaine d'années plus tard, Raymond Burr, pour sortir des rôles de tueurs et d'hommes de main, s'en ira... à la télévision incarner l'avocat Perry Mason...

Bande-annonce de "Hangover Square" :



A plus.
Fred.

samedi 5 novembre 2011

CINEMA DE MINUIT - DES RUSSES BLANCS ET NOIRS...

Bonjour les amis !

Demain dimanche, à 00 H 25 : "Ariane, jeune fille russe" de Paul Czinner (1931).


( Attention ! Cette affiche est celle de la version alternative allemande, tournée parallèlement à la française... Imposssible de trouver une affiche de la VF...)

Difficile , de toutes façons, de dénicher beaucoup d'informations sur ce film. On y retrouve une partie de l'équipe présente dans "Mélo" l'année suivante : Gaby Morlay et Victor Francen devant la caméra, Paul Czinner derrière. (Voir l'article du 16 Octobre...)
Mais cette fois, point de Bernstein à l'horizon, mais un roman de l'ancien champion de tennis (!) suisse Claude Anet, roman contant les aventures d'une étudiante sage, jouant les femmes volages pour séduire un fringant quinquagénaire. Anet publiera également "Mayerling" , porté à l'écran par Anatole Litvak en 1936, avec Charles Boyer et la jeune et craquante Danielle Darrieux :



Hélas, Anet ne verra aucune de ces adaptations, emporté qu'il fut par une septicémie en Janvier 1931.

Et tout comme "Mélo", le principal mérite de cette "Ariane" très très oubliée est d'avoir connu un remake, qui, lui, figure parmi les meilleurs films de son auteur.
Il s'agit de Billy Wilder, mettant en scène Audrey Hepburn, vingt-cinq ans plus tard , dans "Love in the Afternoon" :



A plus.
Fred.

lundi 25 juillet 2011

QUI A PEUR DU MAUVAIS DEFENSEUR DES LOUPS ?

Bonjour les amis !

C'était ce midi, au journal de France 2. Dans le cadre d'un sujet sur le retour des loups dans les Alpes, et ses ravages dans les troupeaux. Le vice-président d'une association de protection des loups, "Ferus", est venu défendre son point de vue.
Je précise que, sur cette question, je partage l'opinion de Cavanna : vouloir réintroduire les ours ou les loups dans des régions pastorales où l'on ne songe qu'à les buter, c'est les envoyer ni plus ni moins au casse-pipe...
Et j'ai hélas été conforté dans cette opinion : survolant la question, maladroit, lointain, théorique, l'ami des loups m'a fait l'impression d'un écolo de bibliothèque, ou au mieux d'un visiteur de Réserve Naturelle...
A la question du présentateur, "En quoi est-ce utile de protéger le loup ?", question certes bateau mais fondamentale pour le grand public, cet imbécile a répondu :" Oui, c'est toujours la même question, est-ce que le loup est utile, est-ce que Mozart est utile ..." Les bras m'en sont tombés.
A la dernière question, "Faut-il avoir peur du loup ?", il a répondu "Non, il ne faut pas en avoir peur, il faut l'admirer..."
Je pense que peu de bergers, écoutant ce laïus, auront été dissuadés de lâcher leur fusil...
On dit que l'homme est un loup pour l'homme.
Je sais maintenant que l'ami des loups est un loup pour le loup...
Le berger aussi.
Dans les jours qui viennent, traqué dans sa montagne , la loup va se sentir bien seul...

A plus.
Fred.